February 3, 2026

Piloter un "Dromadaire" pied au plancher, jouer au funambule sur une seule roue… Le Gers, terre de pilotage !

l’essentiel
Du volant d’une Citroën Méhari au guidon d’une moto-cross ou d’un VTT, les Gersois ne cessent de repousser les limites. Sur leurs terres comme à l’extérieur, rencontre avec ces pilotes qui font briller les couleurs du département.

Il roule à 120km/h au volant de son “Dromadaire”

En décembre dernier, le Gersois Eric Firmin a pris le départ du 24e Maroc Challenge au volant de sa Citroën Mehari. Entretien.

Martin Lanxade (à gauche), le "Dromadaire rapide" et Eric Firmin (à droite) ont bravé toutes les difficultés du rallye marocain.
Martin Lanxade (à gauche), le “Dromadaire rapide” et Eric Firmin (à droite) ont bravé toutes les difficultés du rallye marocain.
Crédit photo : Kfoto

La Dépêche du Midi : Eric, on vous connaît basketteur, pilote de moto-cross, vous voilà maintenant au volant d’une voiture de rallye-raid. Comment, depuis Larroque-sur-l’Osse, en êtes-vous arrivé à vous embarquer dans une telle aventure ?

Je suis passé aux quatre roues après m’être blessé lors d’un moto-cross en 2022. Durant ma convalescence, un ami préparait une 2CV pour participer à un rallye-raid, déjà au Maroc, et m’a proposé de partir avec lui en tant que co-pilote. J’ai remis ça en 2023 pour un autre rallye en Tunisie. Et, cette fois-ci en 2024, j’ai piloté une voiture préparée avec Martin Laxande (du garage Classic Bouquerie à Condom). Mais avant de partir au Maroc, nous avions testé le bolide en allant au « Mondial de la 2CV » en Slovénie.

Pourquoi ce surnom de « Dromadaire rapide » pour votre véhicule ?

Simplement parce que c’est ce que veut dire « Méhari » traduit en français, à partir d’un dialecte marocain.

Quelles sont les caractéristiques de l’engin ?

La pointe de vitesse est de 120 km/h, le moteur « vitaminé » est de 650cc et, à partir d’un châssis « nu », nous avons monté des suspensions spéciales, un « arceau cage » soudé en 6 points, des sièges baquets, un différentiel à glissement limité, etc.

La préparation de la « bête » a-t-elle été un vrai défi ?

On y a travaillé de novembre 2023 à mai 2024. Tout est « fait maison », parce que lorsqu’il a fallu trouver des pièces, nous les avons prélevées sur les « sœurs » de la Méhari (2CV, Visa, Diane).

Sur le plan sportif, malgré un tonneau, vous avez fini la course, organisée en six étapes entre Er-Rachidia et Merzouga…

Oui, nous terminons à la 5e place dans la catégorie moins de 1000 cm3 de cylindrée. Au total, nous avons parcouru 2 500 km de pistes.

Quelle structure vous a accompagné dans ce périple ? Ce dernier en appelle d’autres d’ailleurs !

Je suis d’abord membre du Racing Team Habas (40), qui avait engagé 25 voitures à ce rallye. Pour notre part, nous avons créé l’association « Dromadaire Rapide Team », domiciliée à Classic Bouquerie. Sur cette base, nous avons proposé plusieurs animations (repas, rallye historique, etc.) pour recueillir des financements. Et maintenant, on se prépare pour le Raid Aïcha en Mauritanie, si le contexte géopolitique le permet. Sinon, nous repartirons au Maroc.


L’ascension verticale de Théo Flourette, 15 ans, prodige du trial

Formé au Trial Club d’Estipouy, Théo Flourette est à l’affiche de la Champion’s Cup aux côtés des plus grands de sa discipline. Seule différence, et de taille, avec les autres pilotes : le prodige gersois n’a que 15 ans…

Au trial, le but est de franchir un parcours accidenté sans poser le pied (ou la roue de secours) au sol.
Au trial, le but est de franchir un parcours accidenté sans poser le pied (ou la roue de secours) au sol.
DDM illustration – J.-A. L.

Faire équipe avec un pilote 38 fois champion du monde de votre sport… Vous en rêvez ? Le jeune Gersois Théo Flourette l’a fait hier soir (vendredi 30 janvier) à Narbonne, et reproduira pareille expérience à Châteauroux, Montbeliard et Aix-en-Provence, sachant que l’épreuve de Pau n’est pas, pour le moment, inscrite au calendrier de l’organisateur Julien Peyret et de sa structure « Trial Indoor Show ».

Le champion de France Espoir 2025 pilote en effet, tel un pro parmi les pros, sur les zones (de franchissement) artificielles dans des arénas ou zéniths en duo avec l’Espagnol Toni Bou, légende du sport mécanique (trois fois plus titré que le pilote automobile Sébastien Loeb par exemple…). Licencié au club de Fabrègues (34), l’habitant d’Estipouy est donc en compagnie d’autres vedettes internationales telles que l’Allemand Marco Laure, 5e du Mondial 2025, l’Espagnol Oriol Garcia ou le Français Ivan Alzial.

Pour Théo Flourette, le défi est à la hauteur de son appétit autant que le concept du trial est simple : il faut passer les obstacles en posant le moins possible (sinon jamais pour les meilleurs) le pied au sol pour se rééquilibrer. Chaque appui faisant concéder une pénalité, celui qui enregistre le moins (ou pas du tout) de faux pas gagne l’épreuve. Le tout en gérant la pression du chrono, puisqu’il faut traverser cinq parcours différents sans dépasser le temps imparti tout en trouvant la voie la plus aisée.

Ainsi, sur sa 125cc 2 temps Gas Gas/KTM, le pilote officiel de la concession Derbey Moto (Lyon) ne manquera pas de soutiens pour le pousser vers les sommets. Et pourquoi pas, ensuite, en direction des hautes marches du championnat du monde où Théo Flourette est engagé, avec des compétitions en France, Allemagne, Italie, Angleterre ou encore aux Pays-Bas.


Moto : 300 pilotes se préparent à passer la cinquième à Marciac

Le dimanche 22 février prochain, le Moto Club de Marciac (MCM) organise sa traditionnelle et réputée randonnée moto tout-terrain, appelée « La Baguenaude ». Tout savoir sur ce festival deux-roues en cinq points pour faire partie (en 5e vitesse !) des 300 participants.

Une place noire de motos : c’est à Marciac que tout va se passer !
Une place noire de motos : c’est à Marciac que tout va se passer !
Crédit photo : MC Marciac

1. Comment s’inscrire ?

On retient sa place, « on retire son dossard », sur internet (ffm.engage-sports.com ; « La Baguenaude 2026 »). L’engagement est de 60 € avec le repas du midi et le café compris. Les pilotes doivent être titulaires du permis de conduire (certaines portions empruntent le réseau routier) et avoir une moto homologuée. Les contrôles administratifs, le départ (8 h 30) et l’arrivée se font sur la place centrale.

2. Quel menu sportif attend les pilotes ?

Une boucle (100 km) de Marciac à Marciac a été tracée à travers deux cantons et une spéciale « banderolée » est proposée aux alentours du lieu du déjeuner de midi (salle polyvalente de Ricourt), où les bénévoles du MCM serviront jusqu’à 300 repas ! Sur le circuit, des portions « faciles » ou « difficiles » laisseront le choix de leurs trajectoires (soft ou hard…) aux pilotes, en fonction du niveau de chacun (rouleur, enduriste confirmé, etc.). Un tracé « sec » est même en option en cas de pluie…

3. Quelle sera la durée de l’épreuve ?

Environ 50 km sont à parcourir le matin et autant l’après-midi.
Selon l’état du terrain et la forme des pilotes, il faut prévoir entre 5 et 7 heures de roulage dans la journée.

4. Dans quel état d’esprit faut-il venir ?

Ce n’est pas une compétition, il n’y a aucune portion chronométrée. On vient à « La Baguenaude » pour s’amuser.

5. Qu’apporte « La Baguenaude » au MCM et au territoire ?

La trentaine de bénévoles du club s’investit une grande partie de l’année pour cet évènement, et la rando génère beaucoup d’entraide et de solidarité sur le plan local.


Revenez vite au VTT !

La nature est faite pour accueillir les amateurs de VTT.
La nature est faite pour accueillir les amateurs de VTT.
Crédit photo : La Pédale Castillonnaise

La fréquentation des randonnées marquerait-elle le pas ? Réagissons. Pour pérenniser la popularité du vélo tout-terrain, toutes les pratiques sont les bienvenues : VTT, VAE (assistance électrique) et, plus rares, tandem « out-door ». Tout comme deux autres disciplines qui ont actuellement le vent en poupe : le nouveau et très tendance Gravel (vélo de route équipé de pneus tout terrain) et le plus traditionnel cyclo-cross.

Pour attirer dans leurs paroisses le maximum d’adeptes, ces différentes pratiques entrent de facto en concurrence. Mais doivent-ils être adversaires, dès lors qu’il s’agit de promouvoir, ensemble, la « bicyclette verte » ?

Concurrents ou adversaires ? La nuance est fine mais elle invite à défendre une cause commune. Cela commence par le respect du « voisin » : éviter de chevaucher ses activités et de caler ses rendez-vous aux mêmes dates que les autres. Mais, hasard ou coïncidence, une baisse d’environ 40 inscriptions constatée à chaque étape du 26e Challenge de la Lomagne alerte sur l’attractivité du VTT. Éclairés par ce constat factuel et chiffré, montrons notre attachement au VTT.

Originellement, ce « Vélo Typiquement Territorial » (donc… VTT) au Gers a pris racine dans des clubs (Lectoure, Beaucaire associé à Condom), dont certains hébergent des sites FFC, avec des circuits permanents, balisés et adaptés à tous les niveaux.

Car le VTT est lui aussi tout public. D’ailleurs, à quoi en reconnaît-on l’utilité publique ? À sa capacité à apporter un gain (voire un regain) de vie associative dans les villes et villages, à engendrer des retombées économiques et médiatiques, et à inciter à la découverte autant qu’à l’entretien des parcours.

Les autres versions du « vélo vert » s’inscrivent bien sûr dans ces missions sportives et citoyennes. Mais ce mouvement devenu général n’a-t-il pas été montré, comme le bon chemin à suivre, par le VTT ? Ce rappel légitime alors un plaidoyer pour lui jurer fidélité.

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