Un litige commercial secoue la campagne municipale de Céline Ballesteros, ancienne cadre LR, à Tours (Indre-et-Loire). Sa société est condamnée pour loyers impayés en avril puis octobre 2025.
Dans la perspective des élections municipales, un litige commercial vient perturber la campagne de Céline Ballesteros, ancienne adjointe au commerce de Tours (Indre-et-Loire) et aujourd’hui n° 2 sur la liste RN-UDR (alliance ciottiste) dans la cité ligérienne.
Sa société Institut de la nutrition du Val de Loire (INVL) a été jugée défaillante dans le paiement de ses loyers, selon plusieurs décisions de justice confirmées en appel, rapporte Le Figaro Immobilier confirmant les informations de La Nouvelle République.
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L’élue pointe l’absence de travaux, des devis prouvent le contraire
L’affaire remonte à un bail signé en novembre 2023 pour des locaux commerciaux situés à Tours, avec un loyer annuel d’environ 18 000 € hors charges. Dès les premiers mois d’exploitation, la direction de l’entreprise n’a pas honoré ses échéances, à tel point que le propriétaire a dû recourir à plusieurs commandements de payer adressés entre février et septembre 2024.
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Face à ces retards répétés, le propriétaire a saisi la justice pour obtenir la résiliation du bail et le recouvrement des sommes dues. Devant les juges, Céline Ballestros pointe les responsabilités du bailleur qui n’aurait pas fait réaliser les travaux sur lesquels il s’était engagé. Problème : “[…] Il ressort que les travaux ont été réalisés, selon deux devis signés”, explicite le jugement obtenu par Le Figaro.
Bienvenue à Céline Ballesteros ancienne adjointe au maire LR de Serge Barbary à Tours qui rejoint l’UDR et sera numéro 2 sur notre liste d’union UDR-RN à Tours ! https://t.co/RUBFeO9doM
— Eric Ciotti (@eciotti) January 9, 2026
Vers un recours en Cassation ?
Les juges du tribunal judiciaire de Tours, puis ceux de la Cour d’appel d’Orléans, ont estimé que la société ne justifiait pas sa capacité à régulariser sa situation, faute notamment de documents comptables probants ou de paiements récents.
Au terme de cette procédure, la société INVL pourrait être condamnée à verser entre 44 000 € et 50 000 € au bailleur, intégrant loyers impayés et indemnités d’occupation après la résiliation du contrat.
Contestant ces décisions, la n°2 de la liste RN a laissé entendre qu’un recours en Cassation n’était pas exclu, même si les délais pour l’engager semblent désormais proches de leur terme. Au micro d’Ici Touraine, elle espérait également aboutir à “une solution à l’amiable”. Du côté de son entreprise, elle envisage une procédure de liquidation judiciaire. Car sans local, difficile de dégager un chiffre d’affaires positif. Ses imbroglios judiciaires l’ont, en tout cas, “poussé à revenir en politique” pour s’impliquer notamment “pour les commerçants de (sa) ville”.

