En deux jours, le Nord-Est syrien a basculé. Les 17 et 18 janvier, les forces gouvernementales ont repris à l’administration autonome kurde les provinces de Raqqa et Deir ez-Zor, libérées de l’organisation Etat islamique (EI) entre 2016 et 2019 par les combattants des Forces démocratiques syriennes (FDS, dominées par les Kurdess) avec l’appui de la coalition internationale antidjihadiste menée par les Etats-Unis. Les forces kurdes se sont repliées vers Hassaké, tandis que l’armée du président de transition Ahmed al-Charaa faisait le siège de Kobané, ville symbole de la résistance kurde à l’EI. Quelques jours plus tôt, le 10 janvier, les FDS avaient été chassés des quartiers kurdes d’Alep, qu’elles contrôlaient depuis la chute de la dictature de Bachar al-Assad en décembre 2024, à l’issue de combats meurtriers. Cette série de revers soulève de nombreuses questions sur l’avenir du Rojava, ces régions kurdes de Syrie à la frontière avec les Kurdistans turc et irakien, et, plus largement, sur la place des Kurdes dans une Syrie en pleine recomposition.
Déterminé à étendre son autorité sur l’ensemble du pays, le nouvel homme fort de Damas a annoncé le 18 janvier un accord avec les Kurdes, obtenu sous la pression et dont la finalisation reste incertaine. Le texte en 14 points prévoit l’intégration des forces kurdes au sein de l’armée syrienne sur un…
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