Que ce soit les dirigeants, les entraîneurs ou son frangin Hugo, le club du COP n’a pas tari d’éloges sur le futur retraité du SUA. Avec le souhait de le voir évoluer à court terme à Régadous, avec le club de Fédérale 3.
Depuis l’annonce officielle de la fin de la carrière professionnelle de Loris Tolot, la grande famille du COP, où évoluent ses frères et son cousin, n’a pas tardé à réagir. Et c’est tout le peuple de Régadous qui salue les grosses qualités techniques et humaines du joueur suaviste.
À commencer par le président Claude Margnac : « Je m’attendais un peu à cette nouvelle, car c’était un peu dans les tuyaux depuis le début de la saison. Je crois qu’avec le renouveau du SUA, Loris se posait des questions. Il avait fait son temps. En tout cas, à 32 ans, c’était encore un joueur exemplaire et très sérieux sur le terrain, mais aussi en dehors. Lorsqu’il était sur la feuille de match, il n’a jamais déçu, que ce soit sur le plan offensif ou défensif, avec d’énormes qualités physiques et techniques. »
Et lorsqu’on évoque la venue possible de l’arrière ou ailier suaviste chez les « Tangos » à court terme, le patron du COP arbore un large sourire. « Je crois que cela lui ferait très plaisir de jouer avec son frère Hugo, car ils n’ont jamais porté le même maillot. Et nous, cela nous ferait aussi plaisir bien évidemment. Il vient régulièrement nous soutenir à Régadous. »
Pour l’entraîneur cassipontin Romuald Berthoumieux, « Loris n’a jamais triché sur une pelouse. Il était peut-être arrivé au bout mentalement de cette très longue et belle carrière professionnelle. Je ne suis donc pas surpris par sa décision. »
Et qui de mieux qu’Hugo pour nous parler de son frangin qu’il admire profondément. « Loris, c’était un exemple pour la famille. Je suis fier de lui, et fier de sa très belle carrière professionnelle. Curieusement, c’est à l’école de football du COP qu’il a effectué ses premières armes, avec moi et mon autre frère, Lucas. Notre mère ne voulait pas que nous pratiquions le rugby. »
Mais le jour de leur 12e anniversaire, Loris et Lucas ont décidé de franchir le cap, et découvrir l’univers du ballon ovale. Et ils ne l’ont pas regretté avec une belle aventure humaine, le Top 14 et la Pro D2. « Avec toujours cette culture du haut niveau et de la gagne, cette hygiène de vie et ce professionnalisme, ils m’ont donné envie de tenter ma chance au rugby quelques années plus tard. »
Au fait, Hugo s’attendait-il à ce que Loris raccroche les crampons au SUA dans quelques mois ? « Oui, car, comme il l’a très bien dit en conférence de presse, il ne voulait pas faire la saison de trop. Il voulait quitter la sphère professionnelle la tête haute. Bien sûr que j’aimerais jouer un jour avec lui au COP, mais ce sera sa décision. Laissons-lui d’abord terminer tranquillement sa saison avec le SUA. Après, on verra bien… »

