C’est lui qui a découvert le corps sans vie de son ami Sivert Bakken dans sa chambre d’hôtel en décembre dernier. Le biathlète Johan-Olav Botn se confie sur sa tentative de reconstruction.
C’est lui, le 23 décembre dernier, qui a découvert le corps sans vie de son ami Sivert Bakken, dans sa chambre d’hôtel à Lavaze : le biathlète Johan-Olav Botn a vécu l’enfer en Italie, et il s’est confié sur cette épreuve traumatisante. “Il est présent dans mes pensées, il m’accompagne sur la piste et m’inspire” raconte le Norvégien de 26 ans, qui a géré son deuil loin des pistes et de la compétition. Touché par une infection respiratoire, il revient à peine à la compétition ces derniers jours, comprenant qu’elle ne sera plus comme avant : “C’est étrange, et ça va être très particulier. Je me promène ici à Nove Mesto (où a lieu l’étape de Coupe du monde de biathlon de ce jeudi 22 janvier à dimanche 25 Ndlr) en m’attendant à ce que Sivert arrive pour le petit-déjeuner. Normalement, il est là. Puis on finit par réaliser qu’il n’est pas là, et que je ne le reverrai plus.”
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Au début du mois, il avait déjà expliqué dans quelles circonstances il avait découvert le corps de Sivert Bakken : “Sivert et moi devions partir skier à 9 h ce matin-là. J’allais chercher les clés de la voiture pour prendre des skis et des bâtons, et c’est là que je l’ai trouvé inanimé dans la chambre.”
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Diminué physiquement par sa maladie, Johan-Olav Botn a surtout dû lutter psychologiquement face à la perte de son ami, décédé à 27 ans dans des circonstances troublantes. Lorsqu’il a été retrouvé par Johan-Olav Botn, il portait en effet un masque d’altitude, réglé pour simuler les conditions d’oxygène présentes à une hauteur de 7000 m.
“J’ai l’impression de courir davantage avec Sivert que pour Sivert”, explique Botn, qui dit aussi “prendre les choses comme elles viennent” pour continuer d’avancer malgré la perte de l’un des ses amis proches.

