Le président du département du Tarn annonce l’exclusion des produits du Mercosur des cantines scolaires. Un choix politique, au nom de la défense de l’agriculture locale, à l’heure où l’accord commercial entre l’Union européenne et les pays sud-américains fait l’objet d’un bras de fer institutionnel.
Dans le Tarn, le bras de fer autour de l’accord Mercosur s’invite au menu des cantines scolaires. Ce jeudi 22 janvier, Christophe Ramond, président du Conseil départemental, annonce que les collèges départementaux ne serviront pas de produits issus du Mercosur dans leurs cantines. Une mesure destinée à soutenir les agriculteurs opposés à cet accord commercial entre l’Union européenne et les pays sud-américains.

“Nous ne pouvons pas, d’un côté, demander à nos agriculteurs toujours plus d’efforts, de contraintes et d’exemplarité, et de l’autre, accepter dans les assiettes de nos collégiens des produits importés qui ne respectent pas ces mêmes règles. Ce serait injuste. Ce serait incohérent. Ce serait une trahison de notre terroir”, justifie l’élu tarnais.
Une “responsabilité” envers les enfants
Cette annonce intervient dans un contexte tendu, l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et plusieurs pays d’Amérique du Sud restant fortement contesté par le monde agricole. Pour le président du Département, il s’agit d'”un soutien clair à celles et ceux qui vivent de la terre” et “un acte de cohérence écologique, face à des filières agricoles lointaines, intensives, fortement émettrices de carbone et destructrices de biodiversité”.
Au-delà du message politique, le Département affirme une continuité dans son action. Circuits courts, produits tarnais, lutte contre le gaspillage alimentaire : plusieurs dispositifs sont déjà en place pour rapprocher les cantines de la production locale. Un engagement présenté comme relevant d'”une responsabilité” envers les enfants, car “chaque repas est aussi un acte éducatif”.

