Portrait
Le vice-président américain a fait une année sans faux pas dans l’ombre de Donald Trump. Plus idéologue, et plus dangereux, ce Rastignac, rallié tardif mais zélé au trumpisme, prépare l’élection de 2028.
« Pendant la rencontre, Xi Jinping était assis entouré de six officiels. Et chacun d’eux se tenait comme ça. » Donald Trump se raidit, prend la pose du soldat, mains dans le dos, menton haut. Ce 5 novembre 2025, le roi a rassemblé sa cour, élus et membres de son administration, à la Maison-Blanche pour leur donner une leçon de maintien en régime autoritaire. « Le président Xi ne les a pas laissés dire un mot. Je n’ai jamais vu des hommes aussi terrorisés de ma vie. Je veux que mon cabinet se comporte ainsi. » Trump se tourne alors vers son vice-président : « J. D. ne se comporte jamais comme ça. J. D. s’immisce dans les discussions. Je veux avoir ça au moins quelques jours, OK J. D. ? » L’intéressé rit de bon cœur comme si cela ne devait rester qu’une plaisanterie. James David Vance, dit J. D. Vance, a appris à manier l’ego de son patron. A marcher sur le fil de la vice-présidence. A exister à sa manière singulière dans l’ombre du gourou.
Méconnu lors de sa nomination comme colistier sur le ticket présidentiel républicain en juillet 2024, son visage de poupin barbu est désormais omniprésent : sur les mèmes du réseau X (ex-Twitter), les canapés du bureau Ovale et jusqu’aux tribunes de la planète, de Munich à Jérusalem. Une évolution i…
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