À 1 798 €/m2 en moyenne, le Gers reste l’un des territoires les plus accessibles de la région, loin devant Toulouse. Marges de négociation en hausse, offre variée… De quoi séduire les primo-accédants sans les ruiner.
Le Gers se distingue par des prix immobiliers bien inférieurs à la moyenne régionale, une dynamique locale stable, et une attractivité croissante pour les acheteurs en quête de biens abordables, selon le dernier baromètre de l’Observatoire Interkab, qui s’appuie sur les données de plus de 8 500 agences immobilières indépendantes. Il dresse un état des lieux régional où le Gers tire plutôt son épingle du jeu.
À la fin 2025, le marché immobilier dans le Gers affichait des caractéristiques distinctes par rapport à la moyenne régionale d’Occitanie (à valeurs comparées entre le 4e et le 3e trimestre 2025, période retenue pour ce baromètre). Face à une Occitanie marquée par des prix élevés dans ses grandes villes et une demande en résidence secondaire en déclin, le Gers a de quoi attirer les futurs propriétaires en 2026.
Plus favorables aux acheteurs
Le marché immobilier du Gers semble moins tendu que dans les grandes villes d’Occitanie. Avec 73 compromis de vente signés au 4e trimestre, on est apparemment loin des 445 signatures en Haute-Garonne. C’est pourtant un chiffre en hausse de 14 %, quand celui de la Haute-Garonne n’augmente que de 11 %.
En miroir, le délai moyen de signature de compromis de vente se réduit pour passer à 135 jours. Cela paraît long, mais c’est 85 de moins ! En Haute-Garonne, il faut compter 116 jours, et le gain sur la même période n’est que de 4 jours. Et nos voisins du Tarn-et-Garonne, eux, ont vu le délai s’allonger de 26 jours.
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Avec une moyenne de 1 798 €/m2 sur l’ensemble du département, le Gers demeure l’un des territoires les plus accessibles de la région. Les prix au m2 varient selon les villes, mais restent globalement bien inférieurs à ceux observés dans les grandes agglomérations d’Occitanie. Auch, la préfecture, affiche un prix moyen de 1 699 €/m2, stable par rapport au trimestre précédent. Condom, avec 1 806 €/m2, enregistre la plus forte hausse du département (+ 8 %). L’ouest voit aussi les prix du m2 augmenter (+ 3 % à Mirande, à 1 449 €/m2). Exception notable, mais sans surprise : L’Isle-Jourdain. Mais si le m2 lislois est plus cher que le m2 auscitain (2 691 €/m2), il n’augmente que de 1 %.
À titre de comparaison, Toulouse, la métropole régionale, affiche un prix moyen de 3 920 €/m2, soit plus du double de la moyenne gersoise. Même Montpellier, avec 3 807 €/m2, reste bien au-dessus des tarifs pratiqués dans le Gers.
À quoi correspondent ces prix ? Dans le Gers, où abondent les bâtiments anciens, les agents indépendants suivent la vente de biens affligés d’un DPE F ou G. Mais là où ces “passoires thermiques” valent 3 999 €/m2 à Toulouse, il en coûte 1 586 € du m2 en moyenne dans le Gers.
Négocier
D’autant que le Gers est un département où l’acheteur peut espérer négocier le prix de façon substantielle. En moyenne, 60 % des agents indépendants constatent un niveau de négociation plus fort qu’en 2024. L’évolution de la négociation entre la demande du vendeur et le prix final est très favorable : – 6,8 % de la vente finalisée, soit 1,8 point de moins qu’au 3e trimestre. En Occitanie, la marge de négociation moyenne est de – 5,1 %, avec des variations selon les villes : – 3,8 % à Toulouse, ou – 6,8 % à Nîmes.
Prix, marges de négociations… Autant de facteurs susceptibles de séduire les primo-accédants dans le Gers : entre 2024 et 2025, ils sont passés de 20 à 30 % des clients des agences. La stabilité depuis la fin 2025 des taux de crédit immobilier, qui soutient la reprise sur le marché de l’ancien et qui permet aux ménages de se projeter, pourrait y contribuer.

