Carlos Cuerpo, le ministre de l’Economie espagnol, à Madrid, le 10 juin 2025. PAUL WHITE/AP/SIPA
L’Espagne est devenue « l’économie phare » de l’Europe s’est enthousiasmé le « Financial Times », la bible des milieux d’affaires, fin septembre. Avec une croissance de 2,9 % en 2025 – contre 1,4 % pour l’Union européenne –, le pays « fait figure d’exception » et se positionne comme l’un des « plus performants du monde développé », a écrit le quotidien britannique dans un édito. Exception dans une Europe qui veut fermer ses frontières, le pays de la péninsule ibérique, qui affiche un des plus faibles taux de fécondité du Vieux Continent (1,1 enfant par femme), a ouvert ses portes à l’immigration, majoritairement latino-américaine. Le nombre de résidents munis d’un titre de séjour a augmenté de 1,6 million entre 2018, date de l’arrivée au pouvoir du Premier ministre socialiste Pedro Sánchez, et 2024.
Rencontre à Madrid avec Carlos Cuerpo, le ministre de l’Economie, du Commerce et des Entreprises. Docteur en économie, comme le chef du gouvernement, il estime que la progression de l’extrême droite est alimentée par « la désinformation et les discours simplistes » sur l’imigration et que la croissa…
Article réservé aux abonnés.
Se connecter
Envie de lire la suite ?
Tous nos contenus exclusifs en accès illimité
S’abonner 7,99€ 3,99€/mois pendant 1 an
ou

