Un récent sondage dresse un panorama contrasté de la sexualité des Français. Si la majorité se dit satisfaite de sa vie sexuelle, les habitudes, préférences et perceptions du consentement varient fortement selon le genre, l’âge et le contexte relationnel.
Sous la couette, les Français se disent globalement heureux… Selon un sondage d’Adam et Eve, boutique spécialisée dans les jouets pour adultes, 72 % des Français et Françaises se déclarent satisfaits de leur vie sexuelle. Un chiffre qui masque toutefois une réalité plus contrastée, car 28 % se disent insatisfaits, et 16 % n’ont aucune activité sexuelle. À l’inverse, près d’un tiers (29 %) font l’amour plusieurs fois par semaine.
La masturbation reste une pratique largement répandue, notamment chez les hommes (85 %), contre 65 % chez les femmes. Elle est principalement motivée par la recherche de plaisir (51 %) et de bien-être (27 %). Pourtant, le sujet reste tabou dans le couple : 32 % des personnes en couple n’en parlent pas avec leur partenaire.
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Pornographie et fantasmes
La consommation de pornographie illustre un fossé persistant. Près de la moitié des hommes (47 %) en regardent régulièrement, contre seulement 8 % des femmes. D’ailleurs, 66 % de ces dernières déclarent n’en consommer jamais.
Lors de la masturbation, l’imagination demeure le principal moteur (36 %), suivie des mains (74 %). Le porno intervient comme support pour 40 % des interrogés, sans être systématique.
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Pratiques sexuelles
Les positions préférées confirment certaines habitudes. La levrette arrive en tête (44 %, avec une préférence masculine à 52 %), selon le sondage, suivie du missionnaire (36 %). Le lit reste le lieu privilégié pour les rapports sexuels (56 %), mais l’hôtel (37 %), le canapé (36 %) et la nature (36 %) alimentent largement les fantasmes.
Côtés pratiques, 38 % ont déjà expérimenté le sexe anal et 19 % se disent curieux d’essayer les jeux de rôle. Regarder son ou sa partenaire se masturber excite 12 % des personnes interrogées.
Dating et communication
Lors des premiers rendez-vous, l’attraction repose sur trois piliers presque équivalents : les intérêts communs (49 %), l’attractivité physique (48 %) et l’humour partagé (47 %). Mais le dating génère aussi de nombreuses frustrations, notamment les intentions floues (26 %), le manque de sérieux (24 %) et le ghosting (21 %). 21 % n’abordent le sujet qu’après plusieurs rencontres, et 26 % attendent que la relation devienne sexuelle avant d’échanger sur leurs envies.
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Contraception
Le préservatif (28 %) et la pilule (20 %) restent les méthodes les plus utilisées. Pourtant, 16 % des sondés déclarent ne recourir à aucune contraception. L’objectif principal demeure l’évitement d’une grossesse non désirée (74 %), loin devant la protection contre les IST (31 %).
La charge contraceptive pèse encore majoritairement sur les femmes avec 63 % d’entre elles qui déclarent en assumer la responsabilité principale au sein du couple.
Si 53 % des personnes interrogées affirment n’avoir vécu que des expériences respectueuses, 28 % évoquent des exceptions et 6 % des situations souvent négatives. Le consentement est défini par des mots clairs et explicites pour 65 %, mais 42 % y incluent aussi le langage corporel. La discussion autour du consentement reste irrégulière avec 21 % en parlent avant chaque rapport, 26 % seulement lors de nouvelles pratiques. Lorsqu’il s’agit de refuser un rapport sexuel, la fatigue arrive en tête (45 %, dont 53 % de femmes), suivie des douleurs physiques (28 %), du stress émotionnel (18 %) et du mal-être corporel (18 %).

