Après les débordements et l’utilisation d’une bombe au poivre de la part d’un supporter de Séméac, lors de la rencontre contre Ibos le 14 décembre dernier, les sanctions sont tombées en début de semaine. Aussi, la rencontre contre Trie, pour la 13e journée de championnat, se jouera sans supporter des deux équipes ce week-end. Une sanction disproportionnée pour les Séméacais.
La fin de match entre Ibos et Séméac, le 14 décembre dernier, n’a pas fini de faire couler de l’encre. Pour rappel, lors de la 10e journée de championnat et la victoire d’Ibos contre Séméac 34-22, la fin de match a été entachée par des débordements le long de la main courante.
Alors que la rencontre se déroulait dans un bon état d’esprit, un supporter de Séméac aurait utilisé une bombe au poivre sur un supporter d’Ibos après une altercation avec une supportrice locale. « Un spectateur est d’abord intervenu de manière agressive et a physiquement agressé une supportrice handicapée de Séméac. Sentant cette supportrice menacée, une tierce personne aurait utilisé du gel poivré », se justifiait le club de Séméac après la parution dans nos colonnes du compte rendu du match qui faisait état de débordements derrière la main courante.
Une violence condamnée par les instances du rugby français qui ont fait pleuvoir les sanctions en début de semaine après le passage devant la commission de discipline en fin de semaine dernière. « On condamne toutes les formes de violences et toutes les incivilités, souffle un membre de la Ligue Occitanie. On condamne évidemment ce qu’il s’est passé à Ibos tout en rappelant que nous n’avons rien de particulier à l’encontre de Séméac. »
Lundi, les dirigeants séméacais ont donc pris connaissance que le match contre Trie, disputé ce dimanche et comptant pour la 13e journée de Régional 2, se jouerait à huis clos. Et ce n’est pas tout, le club de la banlieue tarbaise a aussi écopé d’une amende de 500 € et d’un sursis de huis clos de plusieurs années.
« On fait face à une sorte de délit de faciès »
Des sanctions jugées disproportionnées par Séméac. Contacté, le club s’est défendu : « On trouve que ces sanctions, au vu de ce qu’il s’est passé, sont sévères et disproportionnées. On fait face à une sorte de délit de faciès. Quand, dans notre poule, des matchs sont arrêtés pour des bagarres générales, que les supporters rentrent sur le terrain pour se battre et que les clubs prennent des sanctions inférieures aux nôtres, on se dit que les sanctions ne sont pas égales. »
Reste que les deux rencontres contre Trie, celle de la réserve et de l’équipe Une, se disputeront à huis clos. Une décision lourde de conséquences, notamment pour Trie qui fait donc office de victime collatérale de ces événements du 14 décembre. Et pour cause, les Triais ont fait part de leur incompréhension auprès de la Ligue Occitanie face à cette décision. Car pour cette 13e journée, seuls les joueurs, les staffs et certains dirigeants seront autorisés à accéder au terrain. « Trie est dans l’incompréhension après cette décision. Ils ne comprennent pas pourquoi ils ne peuvent pas assister au match. Ils nous ont appelés ce matin pour avoir des explications », confie un membre de la Ligue.
Plus que les sanctions à l’encontre du club, certains joueurs séméacais ont aussi écopé de sanctions individuelles après des propos à l’encontre de Jane Corrao, l’arbitre de la rencontre. Des propos que nous ne sommes pas en mesure de relater. « On doit laver notre linge sale en famille et redorer le blason de notre club », a conclu Séméac.

