Le président de la Chambre d’agriculture du Gers, Sébastien Candelon, a été libéré ce soir après une journée de garde à vue suite aux manifestations agricoles de Toulouse ce mercredi, marquées par des tensions importantes.
“Il y a une volonté régionale d’un préfet de vouloir nous empêcher de continuer le combat”. Ce sont les mots lâchés par Lionel Candelon, le président de la Chambre d’agriculture du Gers, à la sortie de sa garde à vue, ce mercredi soir.
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Celui qui est aussi président de la Coordination Rurale 32 a retrouvé la liberté après avoir été interpellé le matin même à Toulouse. Les forces de l’ordre l’ont appréhendé lors d’une mobilisation agricole régionale marquée par une interdiction préfectorale de circulation des tracteurs. Le leader syndical a été conduit menotté dans une brigade de l’agglomération toulousaine avant d’être relâché sans aucune charge retenue contre lui.
“J’ai été menotté ce matin, j’ai été embarqué dans une voiture de gendarmerie, sirène hurlante, jusqu’à la brigade de Castanet”, a-t-il déclaré avant de rejoindre ses camarades présents à Blagnac, puis de repartir pour le Gers.
Appel à poursuivre le mouvement
“Ils ont voulu me rendre responsable de l’organisation de la manifestation de Toulouse, alors qu’elle avait été déclarée en intersyndicale par les syndicats du 31”, a souligné le président de la CR32. Il estime que cette procédure visait avant tout à mettre un coup d’arrêt au mouvement et dissuader les autres agriculteurs de poursuivre leur combat sur le terrain. “Ils ont voulu éteindre un symbole, quelqu’un qui a de l’aura ou je ne sais pas, et à voir tous les agriculteurs présents là ce soir, ils se sont plantés, et j’espère que les agriculteurs vont continuer, parce qu’on n’a rien obtenu”, a-t-il martelé.
Avant de rappeler qu’il ne fallait rien lâcher, “au contraire”. Comme lui, d’autres agriculteurs placés en garde à vue ont été libérés, ou devaient l’être, comme Luc Mesbah, président de la FDSEA de Haute-Garonne.

