Dans la longue et parfois irréelle interview que Donald Trump a accordée au « New York Times » le 8 janvier, une phrase a fait sursauter tous ceux qui tentent de comprendre l’état du monde. « Je n’ai pas besoin du droit international », proclame-t-il. Quelle limite à son pouvoir, lui demandent alors les journalistes ? « Ma propre moralité, mon propre esprit, c’est la seule chose qui puisse m’arrêter. » Difficile de trouver plus effrayant que cette description du pouvoir absolu, sans limites en fait, que pense détenir le 47e président des Etats-Unis. Ce ne sont pas que des paroles : de Gaza à Caracas, du Groenland à Minneapolis, Trump fait ce qu’il veut. Il ne s’encombre ni du droit ni de l’éthique ou des convenances, il trace son chemin.
S’agissant de la première puissance mondiale, première armée, première économie, l’impact d’une telle affirmation est lourd de conséquences. Depuis bientôt un an qu’il est de retour à la Maison-Blanche, Trump n’a eu de cesse de s’affranchir de tout ce qui peut entraver la puissance de l’Amérique – e…
Article réservé aux abonnés.
Se connecter
Envie de lire la suite ?
Tous nos contenus exclusifs en accès illimité
S’abonner 7,99€ 3,99€/mois pendant 1 an
ou

