Le constructeur aéronautique toulousain a dévoilé ce lundi 12 janvier le nombre de livraisons qu’il a réalisées en 2025 et le niveau de son carnet de commandes. Avec 793 avions livrés l’an dernier et plus de 8 700 avions à produire, Airbus conforte son rang de numéro un mondial. Les détails.
En dépit de vents contraires, Airbus n’a pas décéléré en fin d’année. Il a non seulement atteint son objectif de livraisons de 2025 mais l’a même dépassé. Malgré des retards de moteurs, des problèmes d’épaisseur sur des panneaux de fuselage d’A320, et certains fournisseurs toujours à la peine, l’avionneur européen a en effet réussi à livrer quelque 793 avions commerciaux l’an passé. C’est trois appareils de plus que ce qu’il s’était fixé début décembre, après avoir revu à la baisse ses ambitions qui tablaient initialement sur 820 livraisons.
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Cette performance a été rendue possible grâce à un nombre impressionnant d’avions remis à ses clients au cours du dernier mois de l’année. Alors qu’il avait livré 60 avions en moyenne par mois de janvier à novembre, Airbus a réussi à en sortir plus du double en décembre, pas moins de 136 appareils. Il s’agit là d’un record depuis la crise sanitaire. Son mois le plus productif remontait en effet à décembre 2022, au cours duquel il était parvenu à livrer 127 exemplaires. Airbus ne dépasse cependant pas son record absolu en la matière établi en décembre 2019 avec 138 livraisons effectuées. Quant à Boeing, il est loin derrière… L’avionneur américain n’a pas encore dévoilé ses chiffres mais, selon plusieurs sites spécialisés, il devrait avoir atteint les 600 livraisons en 2025.
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Du côté des contrats, les deux avionneurs se tiennent dans un mouchoir de poche et il est difficile de savoir qui en a obtenu le plus grand nombre l’année dernière. Il faudra en effet attendre la publication des résultats de Boeing pour le savoir. Airbus a pour sa part enregistré 889 commandes fermes en 2025. Plus de 60 % sont des avions de la famille A320neo, mais l’A350 revient en force puisqu’il représente plus de 20 % des ventes. Quant à Boeing, il cumulait au 30 novembre 2025, 908 commandes fermes. Sauf annulations en cascade en décembre, l’avionneur américain devrait donc avoir un léger avantage.
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Reste qu’au global, si les carnets de commandes sont bien remplis des deux côtés de l’Atlantique, l’avionneur européen est loin devant. Airbus a en effet quelque 8 754 avions à fabriquer, dont plus de 1 100 gros-porteurs A330 et A350. Boeing en compte un peu plus de 6 600. “Malgré un contexte géopolitique en constante évolution et l’incertitude qui en découle sur les marchés, la forte demande de trafic aérien et l’appétit indéfectible des compagnies aériennes pour des avions plus performants restent intacts”, résume Christian Scherer, le patron de la division Avions commerciaux d’Airbus sur le départ.
Désormais, le principal défi qui attend Lars Wagner, son successeur, est de réduire les délais de livraisons de ses clients. Cela passera par une augmentation significative des cadences de production d’Airbus. Le plan de vol est ambitieux… Il prévoit de produire plus de 1 200 avions par an à l’horizon 2029, et de rester ainsi le leader mondial de l’aéronautique.

