Privée des JO de Londres 2012, une athlète amputée à l’âge de 8 ans a vu son destin basculer grâce à un simple courriel. Entre combat contre le cancer et résilience, la Norvégienne Ingrid Djupskas s’apprête enfin à disputer les Jeux de 2026.
Voilà plus d’une décennie qu’elle attendait cela. Cinquième et première recalée de la liste des athlètes sélectionnés pour disputer les épreuves de natation des Jeux paralympiques de Londres 2012, Ingrid Djupskas a conjuré le sort. Près de 15 ans plus tard, la Norvégienne s’apprête à réaliser l’un de ses rêves… et dans une discipline bien différente.
Le média NRK est allé à sa rencontre à près de deux mois du début des Jeux paralympiques de Milan-Cortina (6 au 15 mars 2026). L’occasion pour la jeune femme de 36 ans de revenir sur son parcours ô combien inspirant. Diagnostiquée à ses huit ans d’un sarcome d’Ewing, une forme de cancer des os, Ingrid Djupskas avait alors opté pour l’amputation de la hanche droite.
Le curling fauteuil s’offre à elle
Malgré douze cures de chimiothérapie et des difficultés à se déplacer, celle qui est originaire de Drammen (Norvège) s’est essayée à la boccia avant de s’épanouir dans la natation. Privée de son rêve paralympique en 2012, et victime de 40 à 50 crises d’épilepsie par jour en raison des entraînements, Ingrid Djupskas a alors décidé d’arrêter la natation en 2014 puis d’être amputée intégralement de la jambe droite.
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C’est finalement par la voix d’un mail envoyé par Peter Dahlman, entraîneur de l’équipe nationale de curling fauteuil, que l’opportunité de retrouver un sport lui est offerte. Une occasion qu’elle n’a pas laissée passer. “Elle est déterminée et va toujours au bout de ce qu’elle commence” indique son coach au média norvégien. À tel point qu’Ingrid Djupskas, médaillée d’or aux Mondiaux de 2024, s’apprête désormais à vivre son rêve olympique.

