January 10, 2026

Vers de nouvelles législatives anticipées ? Sébastien Lecornu a demandé à Laurent Nuñez d’organiser des élections en cas de censure du gouvernement

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Des législatives anticipées pourraient se profiler en France. Le Premier ministre a demandé au ministre de l’Intérieur de préparer des élections en mars, en même temps que les municipales, en cas de censure du gouvernement.

Se dirige-t-on vers de nouvelles législatives anticipées ? Selon des informations de l’AFP vendredi 9 janvier, le Premier ministre Sébastien Lecornu a donné instruction au ministre de l’Intérieur Laurent Nunez de préparer l’organisation d’éventuelles élections législatives aux dates des municipales les 15 et 22 mars.

Une censure du gouvernement, comme il en est menacé sur l’accord avec le Mercosur par le Rassemblement national et la France insoumise, serait en effet suivie d’une dissolution, selon cette même source qui précise à cet égard que le président et le Premier ministre sont d’accord à ce sujet.

Si une des motions de censure, qui devraient être examinées entre le mardi 12 et le mercredi 13 janvier à l’Assemblée nationale, est adoptée, le chef du gouvernement “démissionnera, il y aura une dissolution, et les deux tours de scrutin seront en même temps que les élections municipales”, a dit cette source.

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Des “postures cyniques partisanes” qui “retardent” le vote du budget

Sébastien Lecornu a fustigé vendredi matin sur le réseau social X des “postures cyniques partisanes” qui “retardent les discussions budgétaires” en commentant ces motions de censure promises par le RN et LFI. “La France a une position claire sur le Mercosur : nous voterons contre, sans surprise”, a écrit le Premier ministre, accusant ces formations politiques de “choisir délibérément d’afficher des désaccords politiciens internes” et “d’affaiblir la voix de la France” à l’étranger.

Ces motions retardent encore les discussions budgétaires “déjà bloquées par les mêmes partis politiques sur fond d’agenda électoral”, ajoute Sébastien Lecornu. Le budget de l’Etat pour 2026 n’a pas pu être voté dans les temps avant le 31 décembre. Le Parlement a donc adopté une loi spéciale pour pallier l’absence de budget et permettre la continuité des actions de l’Etat et des administrations. Et les députés ont repris l’examen du texte jeudi en commission des Finances, où ils ont largement rejeté vendredi la partie recettes, laissant peu d’espoir qu’un consensus se dégage en séance à partir de la semaine prochaine.

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