Dans le Gers, les taxis annoncent leur participation au convoi agricole prévu vers Toulouse dans la nuit de ce mardi 6 janvier. Le syndicat professionnel des artisans taxis du Gers, Arc Atlantique Taxis 32, entend afficher sa solidarité avec les exploitants et élargir la mobilisation à l’ensemble du monde du travail.
Dans le Gers, la solidarité avec les exploitants gascons s’organise. Alors qu’un important convoi devrait s’élancer dans la nuit de ce mardi 6 au mercredi 7 janvier depuis le rond-point de la Hurée, occupé depuis trois semaines, jusqu’à la Ville rose, les taxis ont décidé de se joindre au mouvement.
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“J’appelle à la mobilisation aux côtés des agriculteurs. Je ne sais pas combien de taxis ou d’autres corporations seront présents, mais j’appelle au-delà des taxis : j’invite l’ensemble du monde du travail gersois à se mobiliser avec les agriculteurs. L’objectif est de former un cortège de soutien”, explique Fabien Diaz, président du syndicat professionnel des artisans taxis du Gers, Arc Atlantique Taxis 32.
Des revendications pour le monde professionnel
Pour l’heure, le président du syndicat ne sait combien de taxis se joindront au mouvement, bien que le programme soit déjà scellé. “Ce soir, nous nous rassemblerons à partir de 20 heures au rond-point de la Hurée, pour ceux qui souhaitent venir. Je suis incapable de dire combien nous serons : peut-être très peu, peut-être nombreux. Nous passerons un moment avec les agriculteurs et, lorsque le moment sera propice, nous partirons. Nous suivrons le mouvement. Ce que nous voulons, c’est montrer aux yeux de tous les Français qu’il est temps de s’unir, de faire preuve d’unité”, poursuit-il.
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Pour Fabien Diaz, cette mobilisation dépasse les seules revendications agricoles. “Ce qui me motive, c’est qu’aujourd’hui, plus rien ne va dans ce pays. Tout s’écroule, y compris le monde du travail. Les taxis ont leurs propres revendications : nous nous sommes mobilisés pour l’assurance maladie, nous faisons face à une concurrence déloyale, et l’économie devient de plus en plus difficile. Il y a de moins en moins d’argent, les gens dépensent moins, et toutes les entreprises sont impactées. À un moment donné, il faut redresser ce pays. Il faut montrer notre mécontentement, mais le faire ensemble, et non chacun de son côté.”
En parallèle, face cette action agricole, l’État durcit le ton. Ce lundi, la préfecture de la Haute-Garonne a annoncé la mise en place de restrictions de circulation exceptionnelles, par crainte de blocages liés aux actions des agriculteurs.

