January 5, 2026

Stade Français-Castres : "L’impression d’avoir peu de solutions…" Comment le CO a été étouffé en première mi-temps par les Parisiens

l’essentiel
Le CO a pris trop de retard en cherchant des solutions pour franchir le mur rose du Stade Français ce samedi 3 janvier. Un mur bien dressé qui a contenu les intentions tarnaises, surtout lors de la première demi-heure.

Les rencontres sont différentes mais les scénarios se rapprochent. “Montpellier, Lyon et Paris, ce n’est pas la même chose. Les comportements diffèrent. En revanche, la certitude est qu’on doit mieux préparer nos entames, notamment sur les matchs à l’extérieur. On va en parler aux joueurs”, concédait Xavier Sadourny, manager d’un CO défait à Paris ce samedi 3 janvier (15-33). Toujours est-il que sur ce triptyque Montpellier-Lyon-Paris, qui fait plus penser à un trajet en TGV qu’autre chose, les Castrais ont constamment pris le train en retard.

Le mur rose a repoussé les assauts des Castrais d’Ambadiang.
Le mur rose a repoussé les assauts des Castrais d’Ambadiang.
AFP – BLANCA CRUZ

Le constat est là. Les raisons aussi. À Jean-Bouin, elles furent nombreuses, avec évidemment ce manque de précision évoqué tour à tour par Xavier Sadourny et ses deux joueurs Florent Vanverberghe et Théo Chabouni. Mais l’imprécision a aussi été causée par une formation parisienne dressant un mur rose qui n’avait d’accueillant que la couleur, Tanginoa Halaifonua l’a rappelé en distribuant une belle et propre cartouche à Veresa Ramototabua.

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En particulier au cours d’une première demi-heure complètement au désavantage de “bleu et blanc” englués dans leur camp et incapables de trouver la moindre faille. “Il y a une séquence où on s’expose, relevait l’Auvergnat. Peut-être qu’on a trop joué dans la zone intermédiaire.” Cette fameuse zone entre les deux lignes des 40 mètres, au cœur de laquelle la moindre bévue vous ramène dans votre camp ou vous coûte cher. L’arrière castrais abondait dans le sens de son entraîneur : “Oui, on aime déplacer le ballon, mais lors des 30 premières minutes, on s’est fait contrer dans ces 40-40. On aurait dû mettre plus de jeu au pied. Ça fait partie de nos axes de progression d’apprendre à mieux gérer cette zone.”

Malmenés dans les rucks

Castres a bien cherché à alterner, en témoigne ce par-dessus de Louka Guilhot (7), mais a trop été pénalisé au milieu du terrain pour gagner le camp adverse, ou a tout simplement trop peu eu le ballon pour frapper. Surtout, les Tarnais ont reculé face à l’agressivité parisienne en défense. Perdre les collisions et se faire secouer dans les rucks n’est jamais annonciateur de bonne fortune.

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Par trois fois en près de 30 minutes, le CO a été sanctionné pour une faute au sol, plus du tiers du total des pénalités concédées durant le premier acte (2, 24, 34). “C’est aussi notre faute quant à nos attitudes ou nos déblayages, on ne consommait pas assez de mecs”, pointait Vanverberghe.

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Cet avantage au sol, Paris a su le combiner avec ses montées défensives qui ont beaucoup gêné leurs hôtes, plutôt enclins à toucher les couloirs. “Ils fermaient très bien les extérieurs, remarquait le Varois. Ça nous empêchait d’être dans l’avancée et ensuite, ils nous contre-ruckaient dans les couloirs. Ils nous ont contrôlés dans ces zones afin de récupérer des ballons. On avait l’impression d’avoir peu de solutions. En première mi-temps, la ligne d’avantage, ce sont eux qui la gagnent.” Comme la rencontre.

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