Une image de Caracas au Venezuela au moment de frappes américaines, le 3 janvier 2026. AFP PHOTO / UGC / JOSE ABREU / @JABREU89
Vous avez décroché de l’actualité ? Voici les principales informations à retenir de ces samedi 3 et dimanche 4 janvier.
• Les Etats-Unis attaquent le Venezuela et enlèvent Maduro
Après des semaines de tensions avec le Venezuela, les Etats-Unis ont mis leurs menaces à exécution en attaquant la capitale Caracas et en capturant le chef d’Etat Nicolas Maduro. Appelée « Absolute Resolve » (Détermination absolue), l’opération préparée méticuleusement depuis des mois a mobilisé plus de 150 avions.
Inculpé devant un tribunal fédéral pour « narcoterrorisme » et « complot pour importation de cocaïne », Nicolas Maduro et son épouse ont été exfiltrés et incarcérés à New York. Les Etats-Unis ont annoncé mettre le Venezuela sous tutelle américaine jusqu’à ce qu’une « transition sûre, appropriée et judicieuse » soit trouvée. En attendant, l’intérim du pays devrait être géré par Delcy Rodriguez, l’actuelle vice-présidente vénézuélienne.
Une attaque dénoncée par le gouvernement vénézuélien, pour lequel il ne s’agit que d’un moyen de s’emparer de son pétrole. Donald Trump a d’ailleurs déclaré que les compagnies pétrolières américaines seraient autorisées à se rendre au Venezuela et à exploiter les réserves brutes du pays.
L’opération militaire américaine a été vivement condamnée par les alliés de Caracas – Chine, Russie, Iran ou Colombie – et les critiques ont fusé également à l’ONU, dans l’UE et diverses capitales latino-américaines et européennes contre le recours à la force contre un état souverain et « une violation du droit international ». Seuls quelques gouvernements pro-Trump, tels l’Argentine ou Israël, ont applaudi.
• L’identification des corps se poursuit après l’incendie meurtrier de Crans-Montana
La stupeur règne encore dans la station de ski des Alpes suisses Crans-Montana, quatre jours après un incendie meurtrier dans un bar le soir du Nouvel An. Le feu qui a ravagé Le Constellation – provoqué selon l’enquête par des bougies incandescentes – a tué 40 personnes et fait 119 blessés, principalement des adolescents et de jeunes adultes.
Huit Français ont été jusqu’à présent identifiés parmi les corps retrouvés dans l’incendie d’un bar à Crans-Montana (Suisse) durant la nuit du Nouvel an, et un ressortissant est toujours porté disparu, a annoncé dimanche soir le porte-parole du ministère des Affaires étrangères.
Un hommage a été rendu aux victimes ce dimanche dans la station, rassemblant des centaines de personnes.
Les autorités judiciaires ont ouvert une enquête pénale contre le couple de Français propriétaires du bar, Jacques et Jessica Moretti, avec les motifs d’« homicide par négligence, de lésions corporelles par négligence et d’incendie par négligence ». L’enquête portera sur les bougies incandescentes, soupçonnées d’être à l’origine du drame, sur les travaux effectués au sein de l’établissement et les matériaux utilisés, mais aussi sur la praticabilité de l’issue de secours.
• Une attaque franco-britannique contre l’Etat islamique en Syrie
Le Royaume-Uni et la France ont mené conjointement samedi soir des frappes aériennes en Syrie sur des positions du groupe Etat islamique (EI), ont annoncé les ministères britannique et français de la Défense.
Les forces britanniques ont visé une installation occupée par l’EI, « très probablement pour stocker des armes et des explosifs », dans les montagnes au nord de l’ancienne cité de Palmyre, dans le centre de la Syrie, a indiqué le ministère britannique dans un communiqué. L’Etat-major des armées français a confirmé sur X avoir mené « des frappes contre des positions du groupe terroriste de l’État islamique » pour « empêcher la résurgence de Daech », sans plus de détail.
« Une évaluation détaillée est actuellement en cours, mais les premières indications montrent que la cible a été touchée avec succès », a expliqué le ministère britannique de la Défense.
Ces frappes sont intervenues dans le cadre de l’opération « Inherent Resolve » (OIR), la coalition internationale antijihadiste coordonnée par les Etats-Unis, est-il précisé dans ce message, qui est accompagné d’une vidéo des frappes.
• La contestation se poursuit en Iran, de nouveaux affrontements ce week-end
De nouveaux affrontements ont opposé ce week-end en Iran manifestants et forces de l’ordre, selon des médias locaux et défenseurs des droits humains, le mouvement de protestation – initialement lié au coût de la vie mais qui s’est élargi à des revendications politiques – entrant dimanche dans sa deuxième semaine.
Samedi soir, des rassemblements se sont tenus dans la capitale iranienne, Téhéran. L’agence de presse Fars les a qualifiés de « limités », et étant « généralement composés de groupes de 50 à 200 jeunes ». La situation est plus tendue dans l’ouest du pays, à plusieurs centaines de kilomètres de Téhéran, où des médias iraniens ont rapporté ces derniers jours des violences et dégradations. L’agence Fars a notamment fait état samedi d’« attaques organisées », notamment à Malekshahi, un comté d’environ 20 000 habitants où vit une importante population kurde, qui aurait fait au moins quatre morts selon plusieurs ONG.
Samedi, le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a déclaré que les revendications économiques des manifestants étaient « justes » mais que les « émeutiers » devaient être « remis à leur place ».
• Le chef de l’ONU appelle Israël à revenir sur sa décision d’interdire des ONG d’accès à Gaza
Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a appelé vendredi soir Israël à revenir sur sa décision d’interdire l’accès à la bande de Gaza de 37 organisations humanitaires internationales, selon un communiqué de son porte-parole.
Ces organisations internationales « sont indispensables pour le travail humanitaire vital et cette suspension risque de saper les fragiles progrès faits pendant le cessez-le-feu » à Gaza, a indiqué Stéphane Dujarric. « Cette annonce s’ajoute à de précédentes restrictions qui ont déjà ralenti l’entrée cruciale de nourriture, d’équipements médicaux et d’hygiène et d’abris à Gaza. Cette récente décision va encore exacerber la crise humanitaire que subissent les Palestiniens », a-t-il déploré.
La mesure fait en effet craindre de nouveaux ralentissements dans la fourniture d’aide à Gaza, dévastée par plus de deux ans de guerre et dont une majorité des habitants a urgemment besoin de logements, soins et nourriture.
Parmi ces organisations figurent de grands acteurs du secteur, dont Médecins Sans Frontières (MSF), le Norwegian Refugee Council (NRC), Care, World Vision ou Oxfam. Claire San Filippo, responsable adjointe des urgences à MSF, a dénoncé auprès du « Nouvel Obs » « une tentative cynique d’empêcher l’aide humanitaire ».

