Le président colombien se dit prêt à “reprendre les armes” face aux menaces de Trump
Le président colombien Gustavo Petro, ancien guérillero, a déclaré lundi qu’il allait “reprendre les armes”, en réponse aux menaces de son homologue américain Donald Trump, sur fond de tension croissante entre les deux pays après l’opération militaire américaine au Venezuela.
“J’avais juré de ne plus toucher à une arme depuis l’accord de paix de 1989 mais pour la patrie je reprendrai les armes”, a écrit le président colombien de gauche sur X.
Donald Trump a déclaré dimanche à bord d’Air Force One qu’une opération en Colombie similaire à celle menée au Venezuela lui paraissait “une bonne idée” et a accusé Gustavo Petro de trafic de drogue vers les États-Unis, avertissant qu’il “ne le ferait plus très longtemps”.
Le président déchu est arrivé au tribunal de New York
Nicolas Maduro est arrivé lundi pour comparaître devant un tribunal de New York, deux jours après avoir été enlevé à Caracas lors d’une opération militaire américaine choc qui ouvre la voie au projet de Washington de contrôler ce pays riche en pétrole. Détenu à Brooklyn depuis samedi soir, il doit répondre de quatre chefs d’accusation de trafic de drogue ainsi que de détention d’armes automatiques.
Maduro et son épouse en route vers le tribunal de New York pour sa comparution
Le président vénézuélien déchu est en route vers un tribunal new-yorkais, selon des images en direct diffusées par des médias américains, deux jours après avoir été enlevé à Caracas lors d’une opération militaire américaine choc. Les images de télévision ont montré Nicolas Maduro, 63 ans, menotté et escorté par plusieurs agents des forces de l’ordre lourdement armés. Sa comparution initiale est prévue à partir de midi, (18 heures, heures françaises).
BREAKING: Nicolás Maduro seen being transported to New York City court for his arraignment days after American forces captured him in his own presidential palace. pic.twitter.com/eOHcUNoND9
— Fox News (@FoxNews) January 5, 2026
L’UE juge que la transition au Venezuela doit inclure la prix Nobel Machado
La transition au Venezuela, où le président Nicolas Machado a été capturé par les Etats-Unis, doit inclure le prix Nobel de la paix et cheffe de l’opposition vénézuélienne Maria Corinna Machado, a déclaré lundi une porte-parole de la Commission européenne. “Les prochaines étapes portent sur un dialogue en vue d’une transition démocratique, qui doit inclure Edmundo Gonzalez et María Corina Machado”, a déclaré cette porte-parole Anitta Hipper, en référence au vainqueur de la présidentielle de 2024 au Venezuela selon l’opposition, Edmundo Gonzalez Urrutia, qui vit en exil en Espagne.
La réaction de Xi Jinping à l’arrestation de Nicolas Maduro
Xi Jinping a condamné l’arrestation de Nicolas Maduro, sans pour autant mentionner directement les États-Unis. “Le monde actuel est en proie à des troubles, et l’hégémonie unilatérale a un impact considérable sur l’ordre international”, a déclaré le président chinois, selon des propos publiés par le ministère des Affaires étrangères et partagés par ABC News .
“Tous les pays devraient respecter les voies de développement choisies de manière indépendante par les peuples d’autres pays, se conformer au droit international et aux objectifs et principes de la Charte des Nations unies, les grandes puissances montrant l’exemple”, a-t-il ajouté.
La Suisse ordonne de bloquer les éventuels avoirs de Nicolas Maduro dans le pays
Le gouvernement suisse a ordonné lundi que soient bloqués “avec effet immédiat” les éventuels avoirs du président vénézuélien déchu Nicolas Maduro, afin d'”empêcher toute fuite de capitaux”. “D’autres personnes qui lui sont liées” sont également touchées par cette mesure mais “aucun membre du gouvernement vénézuélien en place n’est concerné”, a indiqué le gouvernement dans un communiqué.
Macron affirme que la France “n’approuve pas” la “méthode” pour renverser Maduro
Emmanuel Macron a affirmé lundi en Conseil des ministres que la “méthode utilisée” par les Etats-Unis pour capturer le président vénézuélien, Nicolas Maduro, n’était “ni soutenue ni approuvée” par la France, a rapporté la porte-parole du gouvernement. “Nous défendons le droit international et la liberté des peuples”, a déclaré le président de la République, selon le compte-rendu de Maud Bregeon devant la presse.
Le chef de l’Etat a aussi dit que Nicolas Maduro était “un dictateur” et que son départ était “une bonne nouvelle pour les Vénézuéliens”. “Il a confisqué la liberté de son peuple et volé les élections de 2024”, a-t-il insisté. “Troisièmement, la France soutient la souveraineté populaire et cette souveraineté populaire s’est exprimée en 2024”, lors d’une élection présidentielle remportée, d’après Paris et une partie de la communauté internationale, par l’opposant Edmundo Gonzalez Urrutia, même si Nicolas Maduro avait revendiqué la victoire. “Si transition il devait y avoir, alors le vainqueur de 2024 devrait jouer un rôle central”, a estimé M. Macron, selon les propos rapportés par la porte-parole.
“Ca suffit maintenant”
“Ca suffit maintenant”, a réagi le Premier ministre groenlandais Jens Frederik Nielssen dans la nuit de dimanche à lundi suite aux menaces réitérées du président américain Donald Trump qui s’occuper de l’île arctique qu’il souhaite faire passer sous drapeau américain.
“Plus de pression. Plus de sous-entendus. Plus de fantasmes d’annexion. Nous sommes ouverts au dialogue. Nous sommes ouverts aux discussions. Mais cela doit se faire par les bons canaux et dans le respect du droit international”, a écrit sur Facebook le chef du gouvernement groenlandais.
Téhéran appelle à la libération de Nicolas Maduro et dénonce un “acte illégal”
L’Iran, qui entretient des liens étroits avec le Venezuela, a appelé lundi à la libération du président Nicolas Maduro, exfiltré vers les Etats-Unis après une spectaculaire intervention militaire américaine à Caracas pour l’arrêter.
“Le président d’un pays et son épouse ont été enlevés. Il n’y a pas lieu d’être fier, c’est un acte illégal”, a déclaré le porte-parole de la diplomatie iranienne Esmaïl Baghaï. “Comme l’a souligné le peuple vénézuélien, son président doit être libéré”, a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse hebdomadaire à Téhéran à laquelle a assisté l’AFP.
La présidente par intérim demande à Trump des relations “équilibrées et respectueuses”
Delcy Rodríguez a plaidé dimanche pour des relations “équilibrées et respectueuses” avec les Etats-Unis, qui ont capturé samedi le dirigeant Nicolás Maduro. “Nous accordons la priorité à des relations internationales équilibrées et respectueuses entre les Etats-Unis et le Venezuela, ainsi qu’entre le Venezuela et les autres pays de la région, fondées sur l’égalité souveraine et la non-ingérence”, a écrit Mme Rodríguez sur Telegram.
“Nous invitons le gouvernement américain à travailler conjointement à un agenda de coopération, axé sur un développement partagé dans le cadre du droit international afin de renforcer une coexistence communautaire durable”, a-t-elle ajouté. Un peu plus tôt, Donald Trump a affirmé que les Etats-Unis étaient désormais “aux commandes” dans le pays, menaçant Delcy Rodríguez d’un sort pire que celui réservé à Nicolás Maduro, le président déchu capturé et exfiltré qui s’apprête à être présenté à un juge.
Delcy Rodríguez, à qui la Cour suprême du Venezuela a confié le pouvoir par intérim, a réuni dimanche soir son premier conseil des ministres.
32 Cubains tués au cours de l’opération américaine au Venezuela, selon La Havane
Quelque 32 Cubains ont été tués lors de l’opération militaire américaine au Venezuela qui a conduit à la capture du président Nicolas Maduro, a indiqué dimanche La Havane. “En raison de l’attaque criminelle perpétrée par le gouvernement des États-Unis contre la République bolivarienne du Venezuela (…) 32 Cubains ont perdu la vie au cours des combats”, a annoncé le gouvernement dans un communiqué lu à la télévision nationale.
Les militaires tués, tous membres des Forces armées révolutionnaires ou du ministère cubain de l’Intérieur, réalisaient des missions au Venezuela “à la demande d’organes homologues” de ce pays, proche allié de l’île communiste, a précisé le gouvernement cubain qui a décrété deux jours de deuil national.
La Colombie menacée par Donald Trump ? “Cessez de me calomnier”
Le président colombien Gustavo Petro a rejeté dimanche les menaces et accusations de son homologue américain Donald Trump qui l’accuse sans preuve d’être un narcotrafiquant, à l’instar du président venezuelien capturé au cours du weekend. “Mon nom (…) n’apparaît pas dans les dossiers judiciaires sur le trafic de drogue. Cessez de me calomnier, monsieur Trump”, a fustigé M. Petro sur le réseau social X.
Hoy veré si las palabras en inglés de Trump se traducen como dice la prensa nacional. Por tanto, más tarde las responderé hasta saber lo que significa realmente la amenaza ilegítima de Trump.
En cuanto al señor Rubio que desliga autoridades del presidente y dice que el…
— Gustavo Petro (@petrogustavo) January 5, 2026
Donald Trump a déclaré dimanche à bord d’Air Force One qu’une opération en Colombie similaire à celle menée au Venezuela lui paraissait “une bonne idée” et accusé Gustavo Petro de trafic de drogue vers les États-Unis, avertissant qu’il “ne le ferait plus très longtemps”. Le président colombien, de gauche, est très critique de l’action militaire du gouvernement Trump dans la région. Il accuse les États-Unis d’avoir enlevé Nicolás Maduro “sans base légale”. Le dirigeant vénézuélien a été capturé à Caracas samedi après des bombardements de Washington sur la capitale.
Après lui avoir dit samedi qu’il devrait “faire gaffe à ses fesses”, Donald Trump a qualifié dimanche Gustavo Petro d'”homme malade” qui “aime prendre de la cocaïne”. “La Colombie est très malade aussi, dirigée par un homme malade, qui aime fabriquer de la cocaïne et la vendre aux États-Unis, et il ne va pas le faire très longtemps”, a mis en garde le président américain.
Donald Trump a affirmé que les Etats-Unis étaient “aux commandes” du Venezuela
Donald Trump a affirmé que les Etats-Unis étaient “aux commandes” du Venezuela après la capture du président Nicolas Maduro, qui doit être présenté lundi à un tribunal à New York pour se voir signifier des accusations de trafic de drogue.
Sommée de se conformer aux volontés de Washington, Delcy Rodriguez, nommée dirigeante par intérim à l’issue de la spectaculaire opération d’exfiltration menée samedi matin, a affiché sa volonté de coopérer avec Washington dans le cadre de relations “équilibrées et respectueuses (…) fondées sur l’égalité souveraine et la non-ingérence”.
“Nous invitons le gouvernement américain à travailler conjointement à un agenda de coopération, axé sur un développement partagé dans le cadre du droit international afin de renforcer une coexistence communautaire durable”, a-t-elle ajouté après avoir avoir réuni son premier conseil des ministres.
Trump menace à nouveau le Groenland
Donald Trump a réaffirmé dimanche soir son souhait de voir le Groenland passer sous la coupe américaine, après que la Première ministre danoise a exhorté les Etats-Unis à “cesser leurs menaces” d’annexer le territoire ce week-end. L’intervention militaire américaine au Venezuela, qui a mis en exergue l’intérêt de Donald Trump pour les vastes ressources pétrolières du pays, a ravivé les craintes pour le Groenland, convoité par le président américain pour ses importantes ressources minières et son emplacement stratégique.
“Nous avons besoin du Groenland du point de vue de la sécurité nationale, et le Danemark ne sera pas en mesure de s’en occuper”, a réaffirmé le président américain aux journalistes à bord d’Air Force One dimanche soir. “Nous nous occuperons du Groenland dans environ deux mois… parlons du Groenland dans 20 jours”, a-t-il ajouté.
À lire aussi :
Donald Trump veut “s’occuper” du Groenland “dans 2 mois” : le président américain réitère les menaces d’annexion de l’île arctique
Trump : “Nous sommes aux commandes”
“On a affaire à des gens qui viennent d’être investis. Ne me demandez pas qui est aux commandes, car je vous donnerai une réponse qui sera très controversée”, a tranché le président américain dimanche soir à bord de son avion Air Force One. Avant de préciser, face à l’insistance des journaliste : “Cela signifie que nous sommes aux commandes.”
Trump met en garde Delcy Rodriguez
Donald Trump aussi a mis en garde Delcy Rodriguez: “si elle ne fait pas ce qu’il faut”, elle subira un sort pire que celui réservé au président déchu.
Delcy Rodriguez, nommée dirigeante par intérim au Venezuela
Sommée de se conformer aux volontés de Washington, Delcy Rodriguez, nommée dirigeante par intérim à l’issue de la spectaculaire opération d’exfiltration menée samedi matin, a affiché sa volonté de coopérer avec Washington dans le cadre de relations “équilibrées et respectueuses (…) fondées sur l’égalité souveraine et la non-ingérence”.
Nicolas Maduro doit être présenté ce lundi à la justice américaine
Donald Trump a affirmé que les Etats-Unis étaient “aux commandes” du Venezuela après la capture du président Nicolas Maduro, qui doit être présenté lundi à un tribunal à New York pour se voir signifier des accusations de trafic de drogue.

