Le chorégraphe Qudus Onikeku, directeur du John Randle Centre, dans les locaux de l’institution consacrée à la culture yoruba, à Lagos, en octobre 2025. BÉNÉDICTE KURZEN POUR « LE NOUVEL OBS »
Qudus Onikeku aurait pu choisir la facilité. Ce danseur et chorégraphe nigérian s’est installé en France à 20 ans, a fondé sa propre compagnie à 25 ans et, en quelques années, a collectionné prix et éloges, tourné dans une vingtaine de pays et présenté « Qaddish » au Festival d’Avignon. Puis, un jour, il a tout abandonné. En 2014, il est rentré à Lagos, sa ville natale. Il l’a choisie alors qu’il n’y avait rien là-bas : pas de scène de théâtre où danser, pas d’éclairage pour sublimer ses chorégraphies, pas même de technicien pour les faire exister. Mais c’est là, au cœur du chaos de la ville, sur cette terre vibrante, qu’il s’est senti le plus artiste. Là où il a renoué avec ses racines yoruba, ce peuple qui pense le temps en cycles et en réincarnations. Là où il a aussi décidé de bâtir une scène pour les siens, de développer les talents et de faire rêver les jeunes.
En posant le pied à Lagos, ville tentaculaire qu’on ne sait par quel bout prendre, on nous dit que Qudus Onikeku est un incontournable de la scène culturelle, l’un des artistes qui fait rayonner le Nigeria en dehors des frontières. Une star quoi. Sauf que l’homme de 41 ans est humble, presque timide…
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