La technologie de reconnaissance faciale (ici lors du salon China Public Security Expo, à Shenzhen, en octobre 2017) est un des outils du système de surveillance. BOBBY YIP/REUTERS
Pour aller plus loin
Lorsqu’il descend au sous-sol de la gare de la ville historique de Datong, dans le nord de la Chine, pour attraper un taxi, le visiteur pressé est accueilli par un immense écran lumineux. Pas d’images des célèbres grottes de Yungang et de leurs bouddhas, mais une liste actualisée des bons et des mauvais chauffeurs de la ville. Avec leurs noms, leurs plaques minéralogiques et les gestes qui leur valent d’être cités. En rouge, les bons, comme M. Chen qui a rapporté un chapeau oublié sur la banquette de son véhicule. En gris, les mauvais, comme M. Xing qui a rallongé son trajet pour gonfler la facture.
Il s’agit là d’un exemple du « crédit social », ce système que les municipalités et provinces chinoises expérimentent depuis 2013 pour distinguer, parmi les particuliers comme les entreprises, le bon grain de l’ivraie. Plutôt que de tenter une définition figée, il est souvent plus simple d’expliquer…
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