January 5, 2026

ENTRETIEN. Stade Toulousain : "Des scénarios qu’on connaît et on n’a pas appris", regrette Paul Graou après la défaite à Perpignan

l’essentiel
Samedi 3 janvier, une poignée de minutes après la défaite des “rouge et noir” face à l’Usap (27-30), à l’occasion de la 14e journée de Top 14, le demi de mêlée pointait le manque de maîtrise à certains moments clés. Mais il ne souhaitait pas pour autant que les Stadistes renient leur identité.

Comment expliquez-vous le renversement de situation qui a permis à l’Usap de s’imposer ?

On les remet dans le match un peu trop facilement. Il y a deux, trois cadeaux en seconde mi-temps qu’ils exploitent plutôt bien et les remettent dans le match. Après, ce sont des petits détails qui font qu’on n’a pas su garder le score. On perd encore un match dans les derniers instants comme à Pau donc ça fait râler. Ce sont des scénarios qu’on connaît et on n’a pas appris.

À lire aussi :
Perpignan-Stade Toulousain : Mauvaka, 20 minutes pour relancer la machine… et des promesses

 

L’entame de match vous coûte cher et on a l’impression que vous avez peut-être voulu trop jouer, avec des ballons un peu trop facilement lâchés au contact…

 

Exactement, on a voulu jouer. Après c’est notre identité, notre jeu aussi. On aime se faire plaisir, on aime déplacer le ballon. Il y a toujours des risques quand on le perd et ça nous a coûté des points. On savait qu’il fallait un peu rectifier ça, il y a des passes à ne pas faire. Après, c’est une identité, donc on ne va pas renier notre jeu non plus. Il y a juste des ballons à gérer différemment d’autres mais ça ne paye pas aujourd’hui (samedi).

À lire aussi :
ANALYSE. Perpignan-Stade Toulousain : trois points qui s’envolent pour Toulouse chez la lanterne rouge ! On vous explique pourquoi

Vous étiez prévenus sur les dangers dans les rucks, où les Perpignanais vous ont gênés. Quel regard portez-vous sur cette phase de jeu ?

Oui, on en avait parlé à mi-temps. Je crois que l’entame de seconde mi-temps, en cinq minutes, on perd trois rucks dans leurs 22 mètres. Ça fait quand même trois occasions en moins de marquer, de prendre le score. Ça fait râler parce qu’on avait identifié ça. On savait qu’ils voulaient nous ralentir le jeu, et ça passe par les zones de ruck. Ils ont mis beaucoup d’appétit, et nous pas assez, donc on n’a pas réussi à avoir de la continuité et à conserver ce score en seconde mi-temps.

À lire aussi :
Stade Toulousain : examens à venir pour Teddy Thomas, touché lors de la défaite à Perpignan

Il y avait aussi beaucoup de jeunes à Aimé-Giral, qu’avez-vous pensé de leur prestation ?

Personne n’a triché. On avait tous à cœur de mettre beaucoup de volume de jeu avec des passes après contact, de la vitesse. Tous les jeunes mais aussi l’ensemble des 23 ont répondu présent. Kalvin (Gourgues) qui n’a pas l’habitude, en tout cas en professionnel, de s’exploser en 10, a fait un bon match, tout comme Lucas Vignères ou tous les autres jeunes. Donc c’est un bon match dans l’engagement. C’est juste stratégiquement à la fin, ça ne paye pas cet après-midi donc on va rectifier ça.

À lire aussi :
Perpignan-Stade Toulousain : “On est parfois tellement obsédés par le jeu qu’on en oublie les tâches obscures”, regrette Ugo Mola

Comment vous êtes-vous senti dans votre association avec Kalvin Gourgues ?

Très bien. On s’est entraînés ensemble cette semaine, Kalvin est un grand joueur et il n’a pas beaucoup besoin de temps pour s’adapter. En 10 ou en 15 au Stade Toulousain, on parle à peu près le même langage sur le terrain. C’est très facile de s’adapter. Après, c’est un grand joueur qui résiste à la pression, il l’a montré cet après-midi en mettant des points au pied, il nous a fait du bien.

source

TAGS: