Mariann Edgar Budde en mars 2025 à Washington. (Photo Margaux Senlis pour « le Nouvel Obs ».) MARGAUX SENLIS POUR « LE NOUVEL OBS »
« Dès le mois de juin 2024, face à la violence de la campagne présidentielle, j’avais annoncé au pays que, quelle que soit l’issue du scrutin du 5 novembre, notre cathédrale nationale de Washington, dont je suis l’évêque, organiserait une cérémonie au lendemain de l’investiture et que je prononcerais une homélie pour l’unité. J’y pensais en permanence, car je savais que ce sermon serait très important. Comment, en effet, parler d’unité quand même les dirigeants attisent les oppositions ? J’ai finalement choisi d’axer mon discours sur trois piliers fondamentaux : le respect de la dignité inhérente à chaque être humain ; l’importance de l’honnêteté et de la vérité – qui font tant défaut en politique ; et le devoir d’humilité, qui nous permet de reconnaître nos propres erreurs.
Mais plus nous nous rapprochions de l’échéance, plus je réalisais qu’il manquait quelque chose à ce discours, quelque chose qui avait trait à l’empathie ou à la compassion. Je consultais mes amis, je réfléchissais, et puis le mot de “miséricorde” m’est apparu comme une évidence. Non seulement parce …
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