Le président russe Vladimir Poutine, le président chinois Xi Jinping et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, réunis pour la parade à Tianjin, le 3 septembre 2025. SPUTNIK/ALEXANDER KAZAKOV/POOL VIA REUTERS
Pour aller plus loin
On n’avait pas vu ça depuis la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Pékin, en 2008. Pour le quatre-vingtième anniversaire de la capitulation du Japon, le 3 septembre 2025, la Chine s’offre le plus grand défilé militaire de son histoire. Sur l’avenue Changan (« paix éternelle ») de Pékin, 12 000 soldats paradent en échangeant des saluts sonores avec le président Xi Jinping, sans le quitter du regard : interdiction de cligner des yeux. Dans la tribune, le leader chinois, au pouvoir depuis douze ans, est flanqué de ses alliés, le Russe Vladimir Poutine et le Nord-Coréen Kim Jong-un. Les artilleurs chargent les canons dans une synchronisation millimétrée. Le contraste avec le défilé pataud organisé deux mois plus tôt par Donald Trump pour l’anniversaire de l’armée américaine (et le sien propre) est criant.
La Chine mobilise la mémoire de la Seconde Guerre mondiale pour se présenter comme gardienne de l’ordre mondial issu de 1945. Plus que les chorégraphies au cordeau à la gloire du Parti communiste chinois, c’est la vitrine de son arsenal qui attire l’attention planétaire. Missiles YJ (ying ji signifi…
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