Depuis le 18 décembre, arrêts, horaires et trajets des deux lignes de la navette gratuite ont été modifiés, pour la seconde fois depuis le printemps dernier, afin de “mieux répondre aux attentes des usagers”. Ces derniers découvrent ces changements, et s’adaptent au mieux.
Salariée dans un commerce du centre ancien, Céline est sans équivoque : “Je ne la prends plus. Elle ne passe ici qu’un jour sur deux, et moi, je travaille tous les jours”. Un chef d’entreprise appaméen, installé en ville depuis quelques mois, partage son opinion : “Quand je suis arrivé, il fallait que je me rende tous les jours à France Travail, à Gabriélat. Or, la navette, sur la ligne 1, n’y va que trois fois par semaine. Ça ne convient pas, d’autant qu’il n’y a que trois trajets par jour. Ce qui compte, ce ne sont pas seulement les lignes. C’est aussi la fréquence des rotations”, fait remarquer le quadragénaire. Une jeune femme, salariée à La Cavalerie, confirme : “Je la prends pour aller travailler. Par contre, au retour, soit je reviens à pied, soit mon patron me ramène”, explique-t-elle.
“On essaie de la prendre régulièrement”
À l’école de Lestang, un couple qui s’en va faire ses courses à La Cavalerie, par contre, se dit satisfait, même si la disparition de l’arrêt du Jeu-du-Mail le pénalise un peu, explique Cindy. “On essaie de la prendre régulièrement, dans la mesure où nous ne sommes pas véhiculés. Du coup, nous n’avons pas d’autres choix que de prendre la navette”, poursuit la jeune femme, contente que la ligne ait été prolongée jusqu’à La Cavalerie, et jusqu’à Gabriélat. Elle en est persuadée : “Pour les personnes âgées, se rapprocher des commerces, c’est une bonne chose”, souligne-t-elle encore. À la Tricoterie, où s’arrête la ligne 2, qui dessert notamment la zone de Pyreval, une maman se félicite d’être plus près des grandes surfaces. Le précédent itinéraire, en effet, empruntait le chemin de Peyreblanque.
Une deuxième mouture en quelques mois
La navette urbaine connaît ainsi sa deuxième mutation en moins d’un an. Une première refonte avait été proposée en mars dernier, avec différentes innovations, notamment la desserte de Gabriélat, devenue impérative avec l’exil de France Travail dans la zone d’activités, à l’automne 2023, et qui concernait alors 4 600 demandeurs d’emploi (1). La desserte de la zone de Pic, jusqu’à Bouchonne, était alors organisée. Elle n’est plus active. “Il y a désormais deux lignes au lieu d’une et elles sont rallongées. L’offre est donc améliorée. Les Appaméens pourront continuer de profiter d’un service qui demeure gratuit. De plus, grâce à l’application Zen Bus, ils auront accès à des informations en temps réel notamment la localisation de la navette à tout moment.”, expliquait Cécile Pouchelon, alors adjointe au maire en charge du dossier, tout en précisant que le service était amené à évoluer en fonction des attentes des usagers.
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S’adapter à la demande
S’adapter à la demande, à la lumière des avis collectés depuis le printemps, c’est justement le désir de la municipalité, qui a rendu publiques les transformations quelques jours à peine leur mise en service, par un simple communiqué de presse. Avec ces nouveaux tracés, la ville de Pamiers espère “« élargir et optimiser ses parcours », tout en se disant ” attentive afin de continuer à améliorer ce service de proximité essentiel à la mobilité quotidienne”, souligne-t-elle. “Les nouveaux tracés répondent à plusieurs priorités : desservir également le nord de la ville, notamment les terrains de sport et Neptunia et privilégier la desserte du centre-ville”, ajoute la municipalité, qui entend rester “attentive afin de continuer à améliorer ce service de proximité.
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En pratique
Il faut d’abord rappeler que la navette est gratuite. Son budget était de 80 000 à 100 000 € par an, pris en charge par la commune. Le précédent tracé s’inscrivait drastiquement dans ce budget. La ville ne précise pas s’il a été augmenté avec la mise en œuvre de cette refonte. Les dessertes comportent deux tracés, qui fonctionnent en alternance, trois jours par semaine. La ligne 1 dessert en ligne droite le centre ancien, La Cavalerie et Gabriélat (lundi, mercredi et vendredi). La ligne 2 (sept rotations par jour à partir de la Tricoterie, derrière Notre-Dame-du-Camp) dessert Ste-Hélène, I.Cros, Jean XXIII, le rond-point du Pavillon, B.Saisset, puis elle passe par les ronds-points de Pyreval (Bouriette, Pyreval, Trigano et Drakkar), avant de rejoindre le collège P.Bayle, la gare et la Tricoterie (mardi, jeudi, samedi). Attention : sur le site de la ville, les horaires sont à jour (en suivant le lien) même si le texte d’accompagnement renvoie aux modifications du printemps dernier.

