Le chauffard qui a fauché deux piétonnes sur un passage protégé près de Toulouse doit être mis en examen ce mardi 30 décembre pour “blessures routières aggravées”. Un récidiviste de la conduite addictive.
Leur pronostic vital était engagé selon les autorités. Mais les nouvelles sont désormais un peu plus rassurantes quant à leur état de santé. Selon nos informations, l’une des deux piétonnes percutées par un chauffard, lundi 29 décembre 2025, vers 0 h 30, sur la commune de Colomiers (Haute-Garonne), a pu quitter l’hôpital.
Un récidiviste
“La seconde reste hospitalisée et n’a pas encore pu être entendue”, confirme le parquet de Toulouse. Ces deux femmes de 30 et 45 ans se trouvaient à hauteur du rond-point du Page, lorsqu’elles ont été fauchées. “Elles traversaient la chaussée sur un passage protégé. Le mis en cause a expliqué qu’il ne les avait pas vues”, précise-t-il.
“Le parquet va ouvrir une information judiciaire pour ‘blessures routières’ et requérir un mandat de dépôt contre le mis en cause qui a déjà été condamné par le passé pour conduite addictive au volant, en l’occurrence une conduite sous stupéfiants”, relève le procureur.
Le délit de “blessures routières” a été introduit dans la loi du 9 juillet dernier et remplace l’ancienne terminologie des “blessures involontaires”. “Les peines encourues sont les mêmes. Mais quand quelqu’un est alcoolisé au volant et qu’il ne respecte pas un passage piéton, il devenait difficile pour les victimes d’entendre le mot involontaire accolé à ce genre de comportement”, souligne le magistrat.
Deux circonstances aggravantes
L’alcoolémie de l’automobiliste en cause était effectivement positive. “Le taux est délictuel”, mentionne le parquet, soit 1,3 g/l de sang. Pour les stups, les analyses sont en cours. Deux circonstances aggravantes sont visées par les poursuites.
L’automobiliste de 29 ans “qui roulait à une vitesse manifestement excessive” doit être déféré devant un juge d’instruction ce mardi, en vue d’une mise en examen. Un couteau et une machette ont été saisis par la police lors de l’examen de sa voiture. Le juge des libertés et de la détention a finalement opté pour un placement sous contrôle judiciaire.

