Brigitte Bardot mise en scène pour l’émission « Sacha show ». JACQUES CHEVRY / INA VIA AFP
La mort de Brigitte Bardot à 91 ans, la mobilisation des agriculteurs, une nouvelle attaque contre Kiev en Ukraine avant une rencontre Donald Trump et Volodymyr Zelensky… Voici les principales informations à retenir de ce week-end des 27 décembre et 28 décembre.
• Brigitte Bardot, mort d’une icône du cinéma
Une icône du 7e art s’en est allée. Brigitte Bardot est décédée à 91 ans ce dimanche 28 décembre dans sa célèbre résidence de La Madrague à Saint-Tropez.
Née dans une famille bourgeoise parisienne en 1934, elle épouse à tout juste 18 ans son premier amour, Roger Vadim, qui lui confie le rôle de Juliette dans « Et Dieu… créa la femme », qui va bousculer l’ordre établi et lui coller l’étiquette de sex-symbol. Face au succès du film, elle enchaîne les tournages, déchaîne les passions et se brûle aux feux de la rampe. Lorsqu’elle arrête sa carrière d’actrice à 39 ans, celle qui a également été chanteuse laisse derrière elle une cinquantaine de films et deux scènes entrées dans la légende : un mambo enfiévré dans un restaurant de Saint-Tropez (« Et Dieu… créa la femme », 1956) et un monologue où elle énumérait, nue, les différentes parties de son corps, en ouverture du « Mépris » (1963).
Ces dernières années, Brigitte Bardot, qui avait incarné la libération des mœurs dans la France des années 1950, se distinguait surtout par ses déclarations sur la politique, l’immigration, le féminisme, les chasseurs… dont certaines lui ont valu des condamnations pour injure raciale.
« Nous pleurons une légende du siècle », a réagi le président Emmanuel Macron sur X.
• La vaccination contre la dermatose progresse dans le Sud-Ouest
Le gouvernement a annoncé samedi la vaccination contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) de plus de la moitié des bovins dans le Sud-Ouest. « Le déploiement accéléré de la campagne vaccinale se poursuit dans le Sud-Ouest, conformément aux engagements pris. Aujourd’hui, plus de 50 % des 750 000 bovins ont déjà été vaccinés », a écrit sur X la ministre de l’Agriculture Annie Genevard.
Pour tenter de calmer la colère d’une partie des agriculteurs, le gouvernement avait promis le 17 décembre une accélération de la vaccination. Des agriculteurs, mécontents face à la gestion de cette crise sanitaire, continuaient à bloquer certaines routes en France ce week-end, même si la mobilisation était en recul en cette semaine de Noël.
Selon la gendarmerie, des blocages restaient en place dimanche matin sur l’A75, au Buisson (Lozère) et à Sévérac-d’Aveyron, l’A64 à Carbonne (Haute-Garonne), la RN88 à Baraqueville (Aveyron), près de Rodez, la RD824 Tartas (Landes) et la D834 Campet-et-Lamolère (Landes), près de Mont-de-Marsan. En levant plusieurs barrages autoroutiers en Nouvelle-Aquitaine vendredi, la Coordination rurale a appelé à « repartir encore plus fort » en janvier.
• Nouvelle attaque sur Kiev avant une rencontre Trump-Zelensky
Donald Trump et Volodymyr Zelensky doivent se rencontrer une nouvelle fois ce dimanche soir à Mar-a-Lago, la résidence du président américain. Le président ukrainien doit tenter d’y plaider la cause de l’Ukraine et tenter de décrocher l’accord de son homologue sur la dernière version du plan de paix visant à mettre fin à près de quatre ans de guerre avec la Russie. Mais celui-ci n’aura « rien tant que je ne donne pas mon accord », a déclaré le président américain vendredi au site internet Politico, plantant le décor.
Les alliés européens de l’Ukrainien ont toutefois assuré Zelensky de leur « plein soutien », selon le chancelier allemand Friedrich Merz.
A la veille de cette rencontre en Floride, Moscou a envoyé des centaines de drones et des dizaines de missiles bombarder Kiev et sa région, tuant deux personnes et laissant plus d’un million de foyers sans électricité. Une attaque qui illustre « la réponse de la Russie à nos efforts de paix », a estimé samedi Volodymyr Zelensky.
• Israël devient le premier pays à reconnaître le Somaliland
Israël a annoncé vendredi la reconnaissance officielle du Somaliland, une première pour cette république autoproclamée située à la pointe nord-ouest de la Somalie. Ce territoire a déclaré son indépendance unilatéralement en 1991, alors que la République de Somalie sombrait dans le chaos après la chute du régime militaire de l’autocrate Siad Barre.
Le Somaliland faisait partie d’une poignée d’États africains susceptibles d’accueillir des Palestiniens de Gaza expulsés par Israël, selon des rapports de presse datant d’il y a quelques mois, que ni les autorités du Somaliland ni le gouvernement israélien n’avaient commentés. Des analystes régionaux ont également estimé qu’un rapprochement avec le Somaliland pourrait permettre à Israël de sécuriser son accès à la mer Rouge.
« Le Premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou a commis la plus grande des violations contre la souveraineté de la Somalie », a dénoncé dimanche le président de la Somalie, Hassan Sheikh Mohamud, estimant que cette décision « encourageait » les mouvements sécessionnistes dans le monde.
L’Egypte, la Turquie, Djibouti, ainsi que plusieurs organisations multilatérales, dont le Conseil de coopération du Golfe (CCG), et la Ligue arabe, et l’Union africaine (UA) ont rejeté l’annonce israélienne, tandis que l’Union européenne a appelé au respect de la souveraineté de la Somalie.
• A Gaza, les tentes des réfugiés nouveau inondés par de fortes pluies
De fortes pluies se sont abattues sur la bande de Gaza ces derniers jours, et des centaines de milliers de Palestiniens déplacés se sont réveillés désemparés dimanche. Des images de l’AFP, filmées dans la ville de Gaza, montrent des tentes plantées face à la mer et battues par le vent glacial, des habitants tentant de renforcer les attaches pour éviter que leur abri ne s’envole. Au milieu de ces campements montés à la va-vite avec des bâches distribuées par des organisations humanitaires, des flaques d’eau stagnent dans les allées boueuses.
Dans le territoire, près de 80 % du bâti existant a été endommagé ou détruit par la guerre, selon des données de l’ONU. Et 1,5 million de Gazaouis ont « perdu leur maison », a rappelé à l’AFP Amjad Al-Chawa, directeur du Réseau des ONG palestiniennes à Gaza.
La Défense civile a averti de l’imminence d’une « nouvelle dépression », attendue dans les prochaines heures avec « de fortes pluies et des vents violents », qui dureront jusqu’à lundi soir.
Mi-décembre, Gaza avait déjà connu un épisode de fortes pluies et de froid avec la tempête Byron. Ces intempéries avaient fait au moins 18 morts – des suites de l’effondrement de bâtiments en ruine ou des effets du froid, selon la Défense civile de Gaza, un organisme de secours dépendant du Hamas.

