Coucher de soleil sur Shenzhen, vu de la terrasse d’observation du parc Lianhuashan, en novembre 2024. CHENG XIN/GETTY IMAGES
Pour aller plus loin
Au cœur de la métropole high-tech de Shenzhen, la figure de Yuan Geng est célébrée par deux monuments : un buste en bronze près du quartier d’affaires et une statue en pied devant le centre culturel. Héros de la cité, cet ancien guérillero communiste reconverti dans le business fut le premier entrepreneur autorisé à investir en République populaire de Chine. En 1979, dans le comté rural de Bao’an, berceau de la future Shenzhen, il a créé de toutes pièces, grâce à d’abondants capitaux venus de la voisine Hongkong, un vaste atelier de démantèlement de navires à vapeur dont le métal a été utilisé pour la construction de grands ensembles immobiliers à Hongkong. La célèbre devise de cet entrepreneur ? « Le temps, c’est de l’argent. L’efficacité, c’est la vie. »
Le coup d’envoi de l’expérience capitaliste est venu du sommet de l’Etat. Lors du plénum du Comité central du Parti communiste chinois (PCC) du 6 janvier 1979, Deng Xiaoping, le « modernisateur » qui gouverne alors sans partage, autorise la création des quatre premières « zones économiques spéciales…
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