Le premier véhicule 100 % électrique de Toyota a du mal à se faire une place. Le géant japonais compte sur son restylage pour séduire de nouveaux clients. Pas si simple malgré les nombreuses nouveautés adoptées par le bZ4X sur un marché désormais très encombré.
À jamais le premier mais pas encore premier partout. Précurseur et roi de l’hybride (des millions de véhicules vendus, et l’icône Prius qui a révolutionné le secteur il y a tout juste vingt-huit ans) Toyota a mis du temps à rejoindre le « train électrique ». En 2023 son bZ4X desservi par un nom à « rouler dehors » et un prix pas franchement étudié qui a poussé le constructeur à le baisser en chemin (c’est nettement mieux avec la nouvelle version même si les concurrents, Tesla Y et Xpeng G6 semblent toujours mieux placés) n’a pas eu le succès espéré depuis sa sortie.









Les dirigeants du géant japonais comptent sur leur copie corrigée (plus de puissance, d’autonomie, des recharges optimisées) pour améliorer ses résultats. Trois finitions proposées sur le marché français, « Design » (à partir de 40 900 €), « Lounge » (à partir de 48. 900€) et « Collection » (à partir de 51 900 €), les deux dernières disponibles uniquement avec les versions « Performance » et « Grande autonomie ».
Une nouvelle batterie
Nouveauté capitale pour toucher un public plus nombreux, l’offre s’enrichit d’une nouvelle batterie de 57,7 kWh réservée à l’entrée de gamme et promettant une autonomie de 442 kilomètres. Elle est associée au bloc le plus modeste (167 ch) positionné sur le train avant.










Pompe à chaleur de série, système de préconditionnement de la batterie, planificateur de trajet, la bZ4X (que les Américains ont décidé de rebaptiser bZ, ce n’est peut-être pas une mauvaise idée), l’expérience récente et les difficultés de l’auto à trouver sa place dans le trafic a invité le géant japonais à élargir les services. Le préconditionnement permet le « plein » (10-80 %) en moins d’une demi-heure. Par ailleurs, avec les nouveaux modèles, la consommation électrique baisse de 23 % et l’autonomie grimpe de 14 %.








Le « bZ » reçoit un nouveau bandeau LED à l’avant, une signature optique affinée, mais la partie arrière n’évolue pas conservant ces feux au dessin étonnant. Modification par contre des passages de roue noirs qui s’intègrent parfaitement. À l’intérieur, la planche de bord, modifiée, plus horizontale, intègre un écran 14 pouces (il était de 12,3 auparavant) et on apprécie le double chargeur de smartphone à induction.
Gestion efficace
Sur la route, l’étincelle des accélérations si caractéristiques de la planète électrique est bien au rendez-vous, les reprises à la hauteur et la puissance largement suffisante pour l’utilisation « familiale » que vise ce SUV. Les quatre niveaux pour le système de régénération gérés avec les palettes au volant permettent une gestion satisfaisante. Un travail important a été consacré l’insonorisation acoustique au niveau du plancher et du vitrage des portes avant. Sur l’autoroute, nous avons quand même noté des bruits d’air lorsque l’on se rapproche des limitations (120 sur l’autoroute en Espagne)…



Les nombreux virages sur les hauteurs de la Costa del Sol nous ont aussi permis de « mesurer » le poids de l’ensemble un peu gênant lors des enchaînements. La direction, précise rend la conduite agréable. Le bZ4X ne fait peut-être pas sa révolution mais franchit, ici, une étape importante. Reste à savoir, notamment sur notre marché, s’il va réussir à sortir de l’anonymat. Dans les mois à venir Toyota fera de nouveau l’actualité avec le lancement du C-HR + dès le printemps et celui du bZ4X touring deux mois plus tard.
LA FICHE
Longueur : 4690 mm
Largeur : 1860 mm
Hauteur : 1651 mm
Empattement : 2850 mm
Nombre de portes : 5
Nombre de places : 5
Volume du coffre : 452 litres
Garde au sol : 180 mm
Diamètre de braquage :
Poids : 2095 kg
Énergie : électrique
Motorisation : synchrone à aimants permanents
Puissance : 343 ch
Couple : 336 Nm
Batterie : Lithium-ion
Capacité : 73,1 kWh
Vitesse maxi : 160 km/h
0 à 100 km : 6’’90
Consommation : 14,5 kWh/100 km
Autonomie : 516 km
Temps de charge 10-80 %
– AC 11 kW 4h8’
– AC 22 kW 2h2’
– DC 150 kW 28’
Émissions CO2 : 0 g/km
Puissance fiscale : 4 CV
LES +
– les tarifs contenus
– l’habitabilité arrière
– la panoplie électrique avec l’indispensable planificateur
– la nouvelle autonomie
LES –
– le coffre pas très généreux
– l’absence de boîte à gants
– le poids
– le coffre un peu juste
– plastiques très ordinaires
LE CHIFFRE
109 016 > Véhicules. Sur les dix premiers mois de l’année Toyota et Lexus ont immatriculé 109 016 unités dont 104 065 pour la marque généraliste. Ce chiffre représente 6,8 % de part du marché et 8,4 % de parts de marché particuliers VP.
LE DÉTAIL
Petite batterie > À l’occasion de ce restylage, le bZ4X adopte une « petite » batterie réservée au moteur d’entrée de gamme et en deux roues motrices. Sa capacité est de 57,7 kWh et elle promet une distance de 442 kilomètres sans recharger. À vérifier « pour de vrai », comme d’habitude. Cette version est accessible pour 40.900 €.
LE PRIX
47.400 €
LA NOTE
14/20

