Deux hommes, qui étaient en détention provisoire à la maison d’arrêt de Dijon, ont scié les barreaux de leurs cellules et se sont enfuis, tôt ce jeudi 27 novembre. Ils sont activement recherchés.
Une simple lame de scie leur a servi à se faire la belle. Deux hommes ont scié les barreaux de leurs cellules respectives, ce jeudi 27 novembre, et ont pu s’évader la maison d’arrêt de Dijon (Côte-d’Or). Ils étaient détenus dans le quartier disciplinaire et placés en détention provisoire dans l’attente de leur procès, ont révélé Le Parisien et Ici Bourgogne.
L’évasion s’est produite entre 6h et 7h du matin. L’absence des deux hommes a été constatée vers 7h du matin par les agents pénitentiaires.
Les deux prisonniers en cavale depuis la fin de la nuit sont activement recherchés.
Deux hommes de 19 et 32 ans
Les fugitifs sont un homme de 19 ans, placé en détention provisoire depuis octobre 2024 pour une affaire de stupéfiants, et un homme de 32 ans écroué depuis avril 2023 pour menaces et violences sur conjoint.
Une maison d’arrêt vétuste
Dans un message sur X, FO Justice explique avoir “pourtant alerté depuis des mois sur la dégradation alarmante des conditions de sécurité au sein de la maison d’arrêt de Dijon” et que les faits lui “donnent tristement raison”.
La maison d’arrêt de Dijon est vétuste et figure parmi les six établissements pénitentiaires qui doivent bénéficier d’un plan “zéro portable” annoncé vendredi par le ministre de la Justice Gérald Darmanin, avec une enveloppe annoncée de six millions d’euros.
La maison d’arrêt compte 311 détenus pour 180 places, soit un taux d’occupation de 173 % et se situe dans le centre-ville de Dijon.
“Le mépris” de Gérald Darmanin
Cette évasion survient quelques jours après celle d’un détenu du centre pénitentiaire de Rennes-Vézin (Ille-et-Vilaine) au cours d’une sortie avec d’autres prisonniers au planétarium de la ville. Le Garde des Sceaux avait aussitôt démis de ses fonctions le directeur de cet établissement. Mercredi, trois organisations professionnelles de directeurs de prison ont fustigé le “mépris” de Gérald Darmanin, l’accusant de ne reculer “devant rien pour entretenir son image de fermeté et de réactivité”.

