Le président de la COP30 Andre Correa do Lago, le 21 novembre 2025 à Belem au Brésil. PABLO PORCIUNCULA / AFP
Vous avez décroché de l’actualité ? Voici les principales informations à retenir de ces samedi 22 et dimanche 23 novembre.
• La COP30 s’achève sur un texte modeste, sans plan de sortie des énergies fossiles
Près de 200 pays réunis en Amazonie brésilienne ont adopté samedi à la COP30 un modeste consensus sur l’action climatique, sans plan de sortie des énergies fossiles. Un résultat décevant pour l’Europe, décrié par de nombreux pays, mais jugé inévitable dans une année bouleversée par les rivalités géopolitiques.
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Le texte appelle à tripler les financements pour l’adaptation climatique des pays en développement sur les dix prochaines années. Il prévoit d’instituer un « dialogue » sur le commerce mondial, une première dans les négociations climatiques. La Chine, qui mène la fronde des pays émergents contre les taxes carbone aux frontières, en avait fait sa priorité avec d’autres pays exportateurs.
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La « COP de la vérité » aura au moins permis d’acter que le premier objectif de l’accord de Paris, moteur de la coopération climatique, est un échec : le monde ne va pas réussir à limiter le réchauffement à 1,5 °C par rapport au 19e siècle Les onze dernières années ont été les onze plus chaudes jamais mesurées sur Terre.
• Des milliers de personnes réunies pour l’hommage à Mehdi Kessaci
Une foule de Marseillais a rendu un hommage poignant à Mehdi Kessaci samedi, sa famille appelant à « prendre la mesure » de « ce monstre » du narcotrafic « qui s’est infiltré partout » et leur a enlevé un 2e fils, après le narchomicide de Brahim en 2020
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« Nous parlons parce que nous savons que le silence tue. Chacun des reculs des institutions a favorisé l’avancée du narcotrafic », a expliqué son frère Amine, 22 ans militant anti-drogue et écologiste désormais placé sous protection policière, dans une allocution enregistrée et diffusée à la foule. « Assassins, vous m’avez déjà tuée. Mais vous ne tuerez jamais mon amour », a lancé dans un discours lourd d’émotion sa mère, Ouassila Benhamdi, tout en blanc avec la photo de Mehdi sur son t-shirt
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Une impressionnante foule d’élus, souvent vêtus de blanc et portant, comme l’a demandé la famille, leur écharpe tricolore avait fait le déplacement, dont Marine Tondelier, cheffe des Ecologistes, le parti d’Amine Kessaci. D’autres rassemblements se sont tenus en France comme à Rennes où 250 personnes étaient mobilisées, contre quelques dizaines seulement à Clermont-Ferrand.
• Des pourparlers pour l’Ukraine à Genève
Deux jours après l’annonce du plan de Trump pour la paix en Ukraine – désormais qualifié de « cadre pour des négociations », le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio a rencontré dimanche à Genève une délégation ukrainienne dans l’espoir de « régler les derniers détails » de ces propositions. Rubio et le négociateur de Kiev, Andriï Iermak, ont salué à l’issue de cet échange les « bons progrès » dans les pourparlers en cours à Genève sur le plan de Trump pour mettre fin à la guerre avec la Russie. « Je pense que nous avons probablement eu la réunion la plus productive et significative jusqu’à présent dans tout ce processus », a déclaré le ministre américain aux journalistes, tout en soulignant que les délégations allaient poursuivre leurs discussions dans la soirée.
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La proposition américaine reprend plusieurs exigences clés de Moscou et est vue avec inquiétude par les alliés européens de l’Ukraine, qui veulent éviter une paix sous forme de capitulation. Réunis au sommet du G20 à Johannesburg, 11 pays principalement européens ont estimé samedi dans une déclaration que le plan américain « requerra du travail supplémentaire », craignant qu’il ne laisse l’Ukraine « vulnérable à de futures attaques ».
Une réunion sur l’Ukraine des dirigeants des pays de l’UE est prévue lundi, en marge d’un sommet avec des dirigeants africains en Angola. Le président français Emmanuel Macron a aussi annoncé une réunion mardi en visioconférence des pays soutenant l’Ukraine.
Donald Trump avait donné jusqu’au 27 novembre à son homologue ukrainien pour répondre à son plan, mais il a indiqué samedi que son plan ne constituait pas sa « dernière offre » pour régler le conflit. Dimanche, il a toutefois accusé les dirigeants ukrainiens de ne faire preuve « d’aucune gratitude » envers les Etats-Unis.
• Israël poursuit ses frappes contre Gaza et le Liban
Malgré le cessez-le-feu en cours, Israël continue ses frappes contre la bande de Gaza. Des frappes ont fait samedi au moins 21 morts selon la Défense civile locale, organisation de premiers secours opérant sous l’autorité du Hamas. Israël dit pour sa part avoir riposté à une attaque du Hamas et avoir tué cinq de ses cadres.
Un an après la trêve, les frappes israéliennes se poursuivent également au Liban, où elles se sont récemment intensifiées alors qu’Israël dit viser le Hezbollah. Le ministère pays de la Santé a fait état d’un mort samedi dans une frappe israélienne dans le sud du Liban, alors qu’Israël a annoncé de nouvelles frappes dans le sud et l’est.
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Israël a ensuite annoncé dimanche avoir mené une frappe visant le chef d’état-major du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, après que le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a juré de « faire tout le nécessaire » pour empêcher un renforcement du mouvement pro-iranien. Cette attaque, qui a touché les troisième et quatrième étages d’un immeuble de neuf étages dans une zone densément peuplée, a fait cinq morts et 28 blessés, selon les autorités libanaises. Le Hezbollah a confirmé qu’une de ses « personnalités » était visée, sans préciser son identité ni si elle avait été tuée, ce que n’ont pas non plus fait les autorités israéliennes et libanaises.
Le président libanais Joseph Aoun a appelé la communauté internationale à « intervenir sérieusement et avec force pour mettre fin aux attaques contre le Liban » menées par Israël.
• Macron dit sa « confiance » envers le général Mandon après la polémique
Le chef d’état-major français Fabien Mandon persiste et signe. Il y a cinq jours, l’opposition lui avait reproché un discours « va t-en guerre » après son discours devant le congrès des maires de France dans lequel il jugeait nécessaire que le pays restaure sa « force d’âme pour accepter de nous faire mal pour protéger ce que l’on est » et soit prêt à « accepter de perdre ses enfants ».
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« Je mesure à quel point certains ont pu être inquiétés », a dit le général Mandon, interrogé samedi dans l’émission C à vous sur France 5. Mais « le rôle de cette intervention » était « d’alerter et de se préparer », a-t-il expliqué. « Le contexte se dégrade rapidement » et « il me paraissait important de partager avec les maires ce constat ». « D’ailleurs, les réactions montrent que c’est quelque chose qui n’était peut-être pas assez perçu dans notre population », a-t-il estimé.
Le chef d’état-major des armées a « toute ma confiance », sa phrase a été « détournée » pour « faire peur », a de son côté réagi samedi le président Emmanuel Macron. « La France doit continuer d’être une nation forte, avec une armée forte, mais avec aussi une capacité de sursaut collective », a ajouté le président, en appelant à être « conscient sur ces risques géopolitiques et de nous tenir ensemble ».

