November 11, 2025

Le retour en grâce des véhicules historiques : un phénomène incarné par un pilote Firminois

La 5ème édition du Rallye du Pays Rignacois accueillait, dimanche dernier, pas moins de vingt-quatre équipages en véhicules historiques. L’occasion pour les pilotes de faire prendre l’air aux vieilles demoiselles et de s’offrir de belles sensations dans le cortège des voitures modernes.
Pour les VHC (véhicules historiques de compétition) un remake d’un passé compétitif ayant laissé quelque nostalgie. Pour les VHRS (véhicules historiques en régularité) une remise en scène à une moyenne (haute ou basse) imposée. Soit pour tous ces équipages la mise en œuvre d’une reviviscence propre à réveiller des souvenirs.

En tête à l’indice de performance

C’est dans cette ambiance que le pilote Firminois Thierry Lajoie évolue désormais après avoir débuté au volant il y a (déjà) une quarantaine d’années. Et nanti d’un palmarès qui ne laisse pas insensible celles et ceux qui s’intéressent au sport automobile.
Une dizaine de saisons en véhicules modernes de 1985 à 1995 sur Simca 1000 Rallye 3 et 205 Gti avec une participation à la coupe 205 en 1988, et une victoire de classe 1600 à la finale de la Coupe de France des rallyes à Joué-lès-Tours la même année. De 1995 à 2010, des épreuves sur rallyes de régularité – en tant que pilote et/ou copilote – avec des voitures atypiques telles que Fiat 126, Matra Jet, R8, Ford Escort, et Austin Healey avec quelques très bons résultats dont 2ème au Pays de Lozère Historique, 1er au Causses Cévennes Classique, 11ème au Corsica Historique Rallye (ancêtre du Tour de Corse Historique). A partir de 2010, passage en VHC sur différentes Ford Escort 1300 Groupe 2 avec deux Podiums à la Coupe de France et six fois dans le Top Ten de la coupe de France.
Durant ces saisons VHC, l’équipage Thierry Lajoie – Colette Coutarel était classé en tête du classement indice de performance qui tient compte de la puissance et de l’ancienneté du véhicule.

Vie redonnée à une épave

Pour cette saison 2025, ce fut un retour aux rallyes de régularité, avec le VHRS : « Une catégorie, explique le pilote, qui prend de plus en plus d’ampleur, la Fédération ayant pris conscience que c’était une bonne opportunité pour débuter dans le sport automobile, sans trop d’investissement de base ». Du reste, pour 2026, la FFSA a créé une coupe de France des VHRS.
Pour sa part, toujours aussi fan de petites voitures et petites cylindrées, Thierry a fait le pari de repartir avec une petite Fiat Cinquecento de 900cc d’environ 50 chevaux : « Elle a eu, souligne-t-il, les honneurs d’un trophée dans les années 90, dont un des vainqueurs n’est autre que Cédric Robert. L’instigateur de ce trophée en France, n’est autre que le président actuel de la fédération FFSA, Pierre Gosselin ».
Le pilote Firminois a effectué son début de saison 2025 au Rallye de la Gentiane avec comme copilote Philippe Lafond, un ancien pilote du Trophée, puis participé au Rallye du Cantal avec à ses côtés, cette fois-ci, Stéphane Besse, un ancien copilote retrouvé, avant le Rallye des Monts Dôme couru sous la pluie avec Thierry Bonhomme, un ancien copilote qui avait débuté le VHC à ses côtés en 2010, enfin le nouveau Rallye du Pays Rignacois avec en copilote Sophie Genyeis. Une fin de saison en beauté puisque le tandem termine 2ème avec un scratch dans la dernière spéciale.
Une première saison en VHRS qui satisfait Thierry : « La preuve qu’avec une petite voiture on peut obtenir de bons résultats face à des autos bien plus puissantes.»
Confidence : la sienne (un bijou !) est issue d’une épave (et quelle ruine !) entièrement remise sur roues, re-motorisée et habillée par ses soins au prix d’incalculables heures de travail dans son atelier personnel qui est son lieu de décompression… entre deux sorties vélo.

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