Après un show électrique au Rose Festival ce samedi soir, le rappeur Vald a échangé avec La Dépêche, sur son dernier album “Pandémonium”, sur la santé mentale, mais aussi son admiration pour les deux frères rappeurs toulousains.
La Dépêche. Vous avez participé à la 4e édition du Rose Festival, organisé par les deux rappeurs toulousains Bigflo & Oli. En tant que rappeur vous-même, ça vous fait quoi ?
Vald. Je suis en admiration totale, ça donne envie d’ouvrir son propre festival. C’est l’un des plus gros de France, c’est extraordinaire et ça force le respect. Vive Bigflo & Oli !

Vous qualifiez votre dernier album “Pandémonium” de “capitale de [vos] angoisses”. C’est important de parler de santé mentale dans le rap ?
Oui, vraiment. Je ne l’ai pas sorti de ma poche : d’autres le font déjà depuis des années, comme Kid Cudi. Je suis content de pouvoir évoquer ce sujet aussi, car je suis moi-même touché par des problèmes de santé mentale, comme plein de gens. On devrait tous se pencher davantage dessus. J’essaie de contrer cette sorte de croyance qui voudrait que ça soit une faiblesse de le faire. Moi, je milite pour que tout le monde aille voir un psy [rires].
Vous avez sorti un son nommé “Gauche Droite”. Vous tenez à évoquer la politique aussi ?
En réalité, je joue un peu les filous : je fais semblant d’évoquer la politique. Je ne suis pas assez cultivé, assez au point sur le sujet. Sur ce titre en particulier, je ne parle pas de politique, je m’en moque plutôt.
Dans les festivals, certains artistes se plaignent d’une surutilisation des téléphones dans le public. Vous trouvez que ça a un impact sur l’ambiance ?
Je n’ai pas vraiment remarqué ça. Je comprends que certains artistes conseillent de profiter de la vraie vie, avec ses yeux. Mais personnellement, je m’en fiche un peu. Pour moi, cette vision relève presque d’une mentalité de boomers [réticents au changement, rétrogrades, NDLR]. Les jeunes ont effectivement tous les téléphones en main, ils l’utilisent plus. Mais moi aussi j’aime filmer pendant les concerts, ça ne gâche pas l’ambiance, au contraire, ça met les gens en lumière.