August 31, 2025

"Je vais te brûler à l’acide" : le calvaire de la maîtresse d’un père de famille jugé à Castres

l’essentiel
Étranglée, jetée au sol, frappée à coups de poing et de pied. Dans la nuit du 23 au 24 août, une Castraise a survécu à une scène d’une rare violence dans un hall d’immeuble. Son compagnon, père de quatre enfants, comparaissait ce jeudi devant le tribunal correctionnel de Castres.

Dans la nuit du 23 au 24 août, une dispute a viré au cauchemar dans le hall d’un immeuble castrais. À l’origine, une simple altercation sur le parking d’un fast-food à proximité. Mais quelques minutes plus tard, une femme s’écroulait, terrorisée, rouée de coups par son compagnon.

L’homme, 42 ans, père de quatre enfants, n’a pas hésité à plaquer sa compagne contre un mur, l’étrangler, la jeter au sol. Poings au visage, coups de pied dans les jambes, téléphone arraché alors qu’elle tentait d’appeler le 17… La victime aurait perdu connaissance à plusieurs reprises, avant de réussir à fuir jusqu’aux urgences, en sang, épuisée, mais vivante.

“Elle a glissé dans les escaliers”

Le personnel hospitalier a immédiatement alerté les services de police. À leur arrivée, les agents ont trouvé une jeune femme “terrorisée”, “en état de stress important”, craignant déjà des représailles. Le bilan médical est lourd : multiples contusions et fractures au crâne. Pourtant, son agresseur, jugé ce jeudi 28 août devant le tribunal correctionnel de Castres, a nié en bloc : “Non, ce n’était pas moi… Il n’y avait plus de lumière, elle a glissé dans les escaliers, elle s’est cogné la tête.” Une version fragile, balayée par les faits.

Car après la scène, l’homme n’a pas lâché prise. Près de trente appels depuis son téléphone, des messages de menace répétés comme “Je vais te découper en morceaux” et “Je vais te brûler à l’acide”… Puis il est reparti à Toulouse, rejoindre son épouse officielle. Celle-ci, entendue dans le cadre de l’enquête, a confirmé que son mari lui avait avoué avoir frappé sa maîtresse. Car la victime n’était pas sa femme, mais une relation parallèle, installée à Castres.

“Une femme terrorisée, un homme qui nie tout”

Déjà condamné pour conduite sous stupéfiants et sous sursis probatoire, le prévenu s’est présenté devant la justice sans la moindre remise en question. “Les violences que la victime a subies font froid dans le dos”, a martelé le procureur. “On a ici la caricature des violences conjugales : une femme terrorisée, un homme qui nie tout, et la peur d’un nouveau passage à l’acte.” Le parquet a requis 18 mois d’emprisonnement dont 6 assortis d’un sursis probatoire, avec maintien en détention.

L’avocat de la défense, lui, a plaidé la relaxe, affirmant qu’”aucune preuve solide” ne liait son client aux blessures subies par la victime. Le tribunal n’a pas été convaincu. À l’issue du délibéré, l’homme a été condamné à un an de prison ferme, assorti d’une obligation de soins et de trois années d’interdiction de contact avec la victime.

source

TAGS: