Les Castrais ont répondu présent à la braderie du centre-ville ce mercredi. Entre bonnes affaires, animations pour les enfants et rues rendues aux piétons, l’événement a séduit les habitants, malgré un temps pluvieux et un calendrier discuté.
Dans les rues du centre-ville de Castres, les voitures ont laissé place aux piétons ce mercredi. À l’occasion du grand déballage des commerçants, des barrières jaunes ont fleuri un peu partout pour fermer le centre-ville à la circulation. Rue Henri IV, Lina et Dounia portent deux sacs bien remplis : “On a fait une très très bonne affaire ! On a acheté trois hauts ; les deux premiers étaient à moins 50 % et le troisième offert”, se réjouit Lina, 19 ans. “J’ai aussi pris un livre à un euro au Secours populaire”, glisse Dounia.

Un peu plus loin, Christian et sa femme sont venus malgré les nuages menaçants : “On est venus exprès pour la braderie”. À peine arrivé, il ressort de la première boutique de vêtements avec un haut en promotion. Dans la rue Frédéric Thomas, il a fallu peu de temps pour que Céline trouve son bonheur : “C’est la première rue que je fais”, et elle repart déjà avec un sac à main. “Ce qui me plaît, c’est de flâner dans les rues de ma ville. Je trouve ça bien que ça mette un peu de vie”, ajoute-t-elle.
Un événement incontournable
Et il y en a pour tous les âges. Devant la droguerie Arnaud Negre, quai de Jacobins, des enfants s’amusent avec des jeux en bois. Quelques mètres plus loin, place Jean-Jaurès, de grands jeux gonflables ont également été installés. Du côté des commerçants, l’événement est l’occasion d’attirer de nouveaux clients. “Beaucoup de gens viennent en ville pour ces occasions. On a eu des clients castrais qui n’étaient jamais venus, pourtant on existe depuis 37 ans”, remarque Béatrice, gérante du magasin de prêt-à-porter féminin Via Zola.
Pour Patrick, grossiste en bijoux, l’événement est un incontournable : “L’année dernière, ça avait fait du mois d’août mon meilleur mois de l’année après décembre”. Mais le timing l’interroge : “C’est dommage que ce ne soit pas sur deux jours”. Un constat partagé par Marion, vendeuse de la rue Henri IV : “Le fait que ce soit en fin de mois et en milieu de semaine, ce n’est peut-être pas la meilleure idée. Je pense que la météo n’aide pas”. Sur le trottoir d’en face, sa consœur se rappelle : “Les années précédentes c’était début juillet. On avait les touristes.”