Toujours aussi (ou même plus !) confortable, affichant un design osé digne des coups de crayons les plus audacieux de la marque, la C4 ne se contente pas des traditionnelles retouches esthétiques. Avec un confort et une habitabilité très marqués, avec une consommation maîtrisée et un vrai agrément d’utilisation, cette Citroën doit poursuivre « tranquillement » la route du succès.
Ses cousines de Peugeot vont grogner, mais cette C4 hybride, dans ce joli maillot… rouge (Elixir) et noir (Perla Negra), nous semble parfaite pour suivre le chemin annuel, toujours long et fleuri des rugbymen toulousains. Pas besoin d’ajouter de rubans ou des autocollants, avec cette teinte, elle arrive prête à transformer tous les essais dont rêvent les plus exigeants supporters ! Cette petite remarque effectuée rappelons que la quatrième génération de C4 a été lancée en 2020.






Elle vient de bénéficier d’une sévère « modernisation ». Pas deux ou trois coups de crayon sur l’esquisse originale, non, un vrai restylage qui lui permet de se différencier sans mal des modèles précédents. Le changement est aussi spectaculaire à l’avant (phares, boucliers, logo imposant…) qu’à l’arrière avec des feux rectangulaires très réussis. La silhouette proposée de profil est moins ambitieuse dans la nouveauté avec des jantes différentes et des inserts inédits sur les bas de caisse. La garde au sol importante et les protections d’ailes et de bas de caisse nous inciteraient presque à l’aventure.
Le confort à tous les étages





C’est pourtant sur la route, la bonne route, que la C4 d’aujourd’hui, toujours aussi haut perchée, nous dévoile ses plus chers atouts. Chez Citroën, cela va de soi mais il nous faut encore le souligner, la qualité du confort (ce n’est pas une légende…) et le silence de fonctionnement sont toujours au rendez-vous. Cet essai nous a conduits sur une longue distance, des terrains très différents, des allures variées on a l’impression d’être toujours sur un tracé idéal. À l’avant, les désormais fameux sièges Advanced Comfort surprennent toujours autant et on les apprécie encore plus lorsque l’on impose à la C4 un rythme élevé sur des routes tourmentées ce qu’elle n’apprécie qu’occasionnellement. Confort aussi plus que satisfaisant au deuxième rang avec une banquette de qualité.
Nous avons déjà évoqué les pouvoirs surprenants des suspensions à butées hydrauliques progressives, il suffit de le rappeler mais si vous n’avez jamais roulé avec, n’hésitez surtout pas à les essayer. L’habitabilité mérite une excellente note d’autant que le coffre reste lui aussi très accueillant.






Le PureTeh « corrigé »
Le PureTech constitue toujours le cœur du système, mais il s’agit la de la version corrigée du trois cylindres turbo essence dotée de la chaîne de distribution. Le bloc électrique de 28 ch et 55 Nm associé à la boîte robotisée ë-DCS6 à double embrayage complètent la motorisation. En utilisation urbaine (avec des passages entre 20 et 40 km/h en tout électrique), le silence règne et l’agrément aussi. On se réveille un peu sur notre nuage lors des passages au thermique pas toujours discrets. D’autres modèles font beaucoup mieux sur le terrain de la récupération d’énergie au freinage ou sur les parties descendantes, mais au fil des sorties, on finit par apprivoiser l’ensemble et à en tirer un meilleur profit. Le bilan de la consommation reste de toute façon très favorable. Même sur l’autoroute, on peut viser sans effort particulier une moyenne nettement en dessous des sept litres.
Opération coup de jeune réussie donc et promesses de nouveaux résultats positifs. Dans le réseau, les vendeurs accueillent leur « best seller » avec un sourire gourmand.



