August 24, 2025

VIDEO. Tennis : "Si je ne suis pas mieux que 200e à 24 ans…" Quand Jannik Sinner se confie sur ses ambitions de jeunesse et ses limites financières

l’essentiel
À quelques heures du début de l’US Open, Jannik Sinner est revenu en conférence de presse ce samedi 23 août sur l’ambition qu’il avait plus jeune et ses objectifs d’enfant dans le tennis. Le numéro 1 mondial a livré une réponse qui tranche avec la plupart de ce qu’on a l’habitude d’entendre.

Jannik Sinner est un joueur et un homme discret. Sur le court, il contrôle au maximum ses émotions, ne laissant échapper que de très brefs moments de déconcentration. En dehors, il contrôle son image autant que faire se peut pour une star de son ampleur. L’Italien ne laisse quasi rien filtrer et cultive l’image d’un homme simple proche de sa famille et de sa montagne natale.

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Il est donc particulièrement rare que cet adepte de la langue de bois se livre à cœur ouvert, surtout dans un moment aussi particulier qu’une conférence de presse. Avant le début de l’US Open ce dimanche 24 août, le numéro 1 mondial s’est confié sur ses ambitions passées. Interrogé par un journaliste sur les “rêves à accomplir comme tennisman” qu’il avait pu avoir étant enfant, l’Italien a livré une réponse surprenante.

As a kid, for his parents to keep supporting his dreams, Jannik Sinner pledged to reach the top 200 by age 24.

One week removed from his 24th birthday, he sits at world No.1, and it all feels like a “big extra” now. pic.twitter.com/TsqsuxzGAH

— US Open Tennis (@usopen) August 22, 2025

“Je me souviens, j’avais dit à mes parents quand j’étais plus jeune que si je n’étais pas mieux que Top 200 à 23, 24 ans, j’arrêterais parce qu’on ne pouvait pas se le permettre avec l’argent qu’on avait. Cela coûte beaucoup d’argent de voyager dans les tournois, d’avoir un coach. J’ai été très chanceux de commencer à gagner mon argent dès mes 18 ans et de me sentir en sécurité”, s’est-il souvenu.

“Ton rêve, tu ne le crois même pas vraiment”

Une déclaration qui montre la lucidité qu’avait le jeune Jannik Sinner sur la difficulté de ce qu’il avait à accomplir. Cela explique en partie sa vision des rêves d’enfant, qu’il a développé juste après. “Quand tu es jeune, tu dis juste ton rêve, tu ne le crois même pas vraiment. J’ai pu dire parfois que je voulais être numéro 1, que je voulais gagner un Grand Chelem. C’était vraiment juste un rêve. En réalité, la position que j’ai actuellement est bien au-delà de mes rêves”, poursuit l’Italien. Il conclut en assurant que plus jeune, si l’on avait dit qu’il serait parmi les 100 meilleurs joueurs du monde, il aurait été “le plus heureux du monde”.

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Cette mentalité permet à Sinner de prendre du recul sur sa situation et de s’ôter un peu de la pression qui y est inhérente. De la même manière, son passé de skieur l’a beaucoup aidé à accepter ses erreurs sur le court. Il conclut en assurant que tout ce qu’il peut accomplir désormais ne sera plus que de l'”extra”.


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