Un incendie criminel a ravagé la voiture et une partie de la maison d’un élu du Val-d’Oise, en banlieue parisienne. Compliqué de ne pas voir, derrière cette attaque, un motif politique : son entreprise avait aussi été incendiée de la même manière, deux mois plus tôt.
L’issue aurait pu être bien plus grave. Un terrible incendie de nature criminel a sévi dans la commune d’Ermont (Val-d’Oise), dans la nuit de lundi 18 à mardi 19 août. Comme le rapporte Le Parisien, un homme encagoulé a mis le feu à la maison et la voiture de Youcef Khinache, conseiller municipal (DVD) de l’opposition. Heureusement, lui et sa famille n’étaient pas dans leur domicile au moment des faits.
Selon les premiers éléments de l’enquête, l’individu aurait utilisé de l’essence avant de prendre la fuite. Le véhicule a été entièrement détruit et une partie de la maison est aussi partie en fumée. La scène a été filmée par une caméra de vidéosurveillance, comment en témoignent les images obtenues par BFMTV. Il a fallu près de deux heures aux pompiers pour parvenir à maîtriser les flammes.
Une série d’attaques, ciblées ?
Ce n’est pas la première fois que l’élu est visé. Fin juin déjà, son entreprise familiale de livraison de corbeilles de fruits, Fruitselect, avait été incendiée. Là encore, un homme masqué avait utilisé un liquide inflammable pour mettre le feu aux locaux.
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En à peine deux mois, ces attaques, dont l’intention criminelle ne fait aucun doute, laissent planer de nombreuses interrogations. Bien que rien n’ait encore été prouvé, le geste pourrait être lié à l’engagement politique de l’élu.
Candidat déclaré aux municipales
Ancien membre de la majorité municipale, Youcef Khinache siège aujourd’hui dans l’opposition. Il s’est déjà déclaré candidat aux élections municipales de 2026. Après l’incendie de son entreprise, il déclarait au Parisien que les seuls ennemis qu’il pourrait avoir seraient “politiques”. “Mais je ne dis pas que c’est ça, et je n’incrimine aucun candidat. Je ne veux pas que l’on dise que je fais de la récupération. Je ne vise personne en particulier. Ça peut être tout et n’importe quoi”.
L’enquête, ouverte par la police, devra déterminer qui se cache derrière ces deux attaques et quelles en sont les motivations.