L’Unité d’intégrité de l’athlétisme (AIU) a rendu son verdict et a officiellement sanctionné l’athlète, ce mardi 19 août.
L’athlétisme ukrainien est secoué. Maryna Bekh-Romanchuk, 29 ans, spécialiste du triple saut et du saut en longueur, a été suspendue quatre ans par l’Unité d’intégrité de l’athlétisme (AIU) après un contrôle positif à la testostérone, stéroïde anabolisant, effectué le 7 décembre 2024. La suspension prend effet à compter du 13 mai 2025 et entraîne l’annulation de tous ses résultats depuis le 7 décembre dernier.
Bekh-Romanchuk est l’une des figures majeures de sa discipline. Vice-championne du monde à Doha en saut en longueur (2019) et à Budapest en triple saut (2023), elle avait également décroché le titre européen de triple saut à Munich en 2022. Aux Jeux olympiques de Paris 2024, sa dernière apparition en compétition, elle avait pris la 11e place du triple saut.
La suspension de quatre ans correspond à la sanction maximale prévue pour la présence d’une substance interdite et place la sportive ukrainienne hors des pistes jusqu’en 2029, à l’aube de ses 34 ans.
Halfway to a double in #Silesia2023! ud83dudcab
Maryna Bekh-Romanchuk ud83cuddfaud83cudde6 begins her campaign with victory for Ukraine in the triple jump. ud83dudc99ud83dudc9b
And she’s back on track tomorrow for the long jump.#EG2023 pic.twitter.com/VQGxjvpDdo
— European Athletics (@EuroAthletics) June 21, 2023
Pour l’Ukraine, la perte de Bekh-Romanchuk est un coup dur, tant son palmarès et sa notoriété avaient contribué à mettre en lumière le saut en longueur et le triple saut sur la scène internationale. Les prochains championnats, notamment les Mondiaux 2025 et les Jeux Olympiques 2028, sans l’athlète, qui aurait prétendu à de nouveaux podiums.