Atteint d’une cardiomyopathie dilatée depuis sa naissance, le petit Gabriel, 2 ans, est décédé à l’hôpital Necker où il était hospitalisé depuis onze mois. Sa mère avait témoigné en mars dans “Ici Paris” de “l’attente insoutenable” d’un donneur.
Stéphanie attendait depuis onze mois qu’une greffe au cœur permette à son fils de rester en vie. Le petit Gabriel, 2 ans, est mort à l’hôpital Necker de Paris samedi 25 avril 2026, rapporte La Charente Libre.
Le petit garçon était atteint d’une cardiomyopathie dilatée, une maladie du cœur qui empêche une bonne contraction. La maladie a été détectée alors que Gabriel, né à Caen (Calvados), n’avait que 15 jours. “Tout allait bien mais un jour, il n’a pas mangé comme d’habitude. On a appelé le 15 puis été aux urgences. Ils ont trouvé un souffle au cœur, les bilans sanguins n’étaient pas bons, ça a été la descente aux enfers “, confiait sa maman à Ouest-France. Gabriel a passé 11 mois à l’hôpital parisien, où il attendait une greffe.
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“L’attente est insoutenable”
Un mois avant le décès de Gabriel, sa maman Stéphanie disait auprès d’Ici Paris vouloir briser le silence sur le sujet du don d’organes des enfants. D’après leurs chiffres, le nombre de donneurs pédiatriques a baissé de 31 % en huit ans. “L’attente est insoutenable. Gabriel, c’est un petit garçon plein de vie. Il est toujours en train de danser, de chanter, il fait des bisous à tout le monde”, racontait la mère de famille à l’antenne locale.
“Il y a un enjeu d’information publique et de formation du personnel soignant. Il est important que les soignants informent les familles. Un donneur décédé peut sauver jusqu’à cinq vies, il faut savoir l’envisager”, poursuivait le médecin en charge de Gabriel.
En France, la loi considère que toute personne est donneuse d’organes après sa mort, sauf si elle a exprimé un refus de son vivant. Le don d’organes est anonyme et gratuit. En cas de décès d’une personne mineure, l’autorisation parentale est obligatoire pour effectuer un don. En 2025, 966 personnes sont mortes en France en attente de greffe, selon le ministère de la Santé.

