Jalil et Valérie Narjissi réagissent à la mise en examen de la FFR dans le cadre de la disparition de leur fils Medhi en août 2024. Pour eux, impossible de voir cette étape comme un “soulagement”.
La Fédération française de rugby (FFR) a été mise en examen pour homicide involontaire, ce vendredi 24 avril, dans le cadre de l’information judiciaire ouverte après la disparition en mer de Medhi Narjissi en 2024.
Jalil et Valérie Narjissi, les parents du jeune rugbyman, accueillent cette décision “comme une étape”. Mais impossible de parler d’un quelconque soulagement. “La justice fait son travail, mais on ne peut pas se réjouir, indiquent les parents dans un communiqué. On voit que ça avance, mais notre vie s’est arrêtée depuis ce jour-là. Des adultes ont joué avec la vie d’adolescents, et le nôtre n’est pas revenu.”
“Nous sommes anéantis”
Pour eux, chaque étape dans l’affaire “ne fait que remuer la douleur”. “À chaque fois, c’est pire, écrivent-ils. Pour nous, elle sera toujours là. Nous avons attendu toute la journée. Nous pensions que cette décision allait peut-être nous apporter une forme de satisfaction, mais pas du tout. Nous sommes anéantis.”
Désormais, Valérie et Jalil attendent surtout que “toute la chaîne de responsabilités soit établie”. “Il y avait neuf adultes encadrants sur cette plage, et ils n’ont rien fait, ni pour empêcher cela, ni pour porter secours à Medhi, poursuivent-ils. Tous les responsables doivent répondre de leurs actes. Les manquements graves de la Fédération française de rugby dans l’organisation et l’encadrement de ce séjour doivent être pleinement établis.”

