April 23, 2026

"L'enteprise connaît une activité croissante" : directement impactée par la guerre et le contexte géopolitique, la société Étienne Lacroix développe son recrutement en Ariège

l’essentiel
Installée à Mazères, l’usine chimique de l’entreprise Étienne Lacroix Artifices va recruter de nouvelles mains lors de l’année 2026, et compte poursuivre cette dynamique portée vers l’emploi au moins l’année suivante.

Alors que les conflits internationaux et l’incertitude géopolitique bouleversent les habitudes économiques, certaines entreprises françaises encaissent les coups. D’autres profitent d’un potentiel d’activité décuplé. L’entreprise Étienne Lacroix fait partie de cette seconde liste.

Elle est spécialisée dans la pyrotechnie, autant dans le cadre événementiel que dans la défense et le domaine aérospatial.

“Vous avez le vent en poupe”, enchérit Josiane Gouze-Fauré, présidente de la CCI, à destination de Géraldine Claudel, responsable Ressources humaines de l’entreprise. La Chambre de commerce et d’industrie a signé avec France Travail une convention de partenariat sur la question du recrutement.

“C’est vrai que l’entreprise connaît une activité croissante”, concède Géraldine Claudel. Le besoin de recruter est au goût du jour. Depuis le 1er janvier 2026, de nouvelles embauches ont déjà eu lieu, et d’autres sont encore en attente de profils adéquats.

25 CDD et 35 CDI à pourvoir

Les branches de métiers diffèrent au sein de l’entreprise, en concurrence directe avec les entreprises du bassin toulousain. On retrouve autant de la mécanique, que de la technologie et de la chimie. Pour l’année 2025, 62 personnes ont été embauchées, 38 en CDI et 24 en CDD. “Pour la plupart des CDD, ils sont originaires de l’Ariège”, indique la responsable RH. Dans l’entreprise, le cheminement traditionnel du CDD pouvant ouvrir la voie à un CDI demeure.

“Cette année, je pense qu’on va être sur 25 CDD et 35 CDI”, prévoit-elle. Une quinzaine d’opérateurs ont déjà été recrutés. D’autres postes permettant de “structurer l’entreprise” sont toujours recherchés, comme 8 postes de techniciens, 8 postes d’ingénieurs, du personnel en méthode étude conception mécanique, et en santé sécurité environnement, un thème “au cœur” des préoccupations d’Étienne Lacroix Artifices.

La denrée rare est le métier de technicien, qui souffre du niveau d’études qu’il demande. Alors que le métier d’opérateur demande moins d’études et l’ingénieur un master, le poste de technicien attire peu. “Les jeunes font souvent le choix de poursuivre leurs études pour devenir ingénieur”, observe Géraldine Claudel. Pourtant, les opportunités existent à Mazères, dans un secteur porté par l’actualité. En 2024 déjà, le secteur européen de la Défense a connu une hausse d’activité record, de 13,8 %, en atteignant 183 milliards d’euros de chiffre d’affaires.

source

TAGS: