April 23, 2026

"Le vivier n’est pas là, il faut aller le chercher…" : plus de 6 400 projets d’emplois dans le Lot et un recrutement massif chez Figeac Aéro

l’essentiel
L’emploi dans le Lot affiche 6 470 projets de recrutement prévus en 2026, selon France Travail. Si le service à la personne domine, l’industrie progresse. Mais la moitié des postes restent saisonniers.

“L’enquête a été effectuée en octobre-novembre 2025. Dans le Lot, il y a 6 470 projets de recrutement anticipés par les entreprises en 2026”, pose d’emblée comme contexte Florence Viargues, directrice de France Travail dans le Lot. Ce mercredi 22 avril, elle s’est rendue dans les locaux de Figeac Aéro pour dresser un bilan des chiffres qu’a révélés cette étude sur le besoin de main-d’œuvre. Cette dernière a été menée par France Travail, organisme qui accompagne les demandeurs d’emploi. Voici un aperçu des conclusions.

Service à la personne, hôtellerie… quels sont les secteurs qui recrutent dans le Lot ?

Quels sont les secteurs qui recrutent le plus dans le Lot ? En tête, le service à la personne (1 900 projets de recrutement), suivi de près par l’hôtellerie-restauration (1 600 projets de recrutement). “Il y a un secteur qui perce également, c’est l’industrie”, poursuit Florence Viargues. Notamment, l’industrie agroalimentaire qui, avec l’agriculture, représente 16 % des projets de recrutement. Ces projets sont néanmoins en baisse par rapport à l’année précédente, d’environ 10 %.

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“51 % des projets de recrutement représentent des contrats à durée indéterminée ou des contrats à durée déterminée de minimum six mois, ce qui signifie que de nombreux emplois durables sont présents dans le Lot”, poursuit la directrice de France Travail dans le Lot. Mais près de la moitié des projets de recrutement sont liés à une activité saisonnière, soit 3 180. Majoritairement dans les secteurs de l’hôtellerie-restauration. Un chiffre en légère baisse par rapport à l’année précédente.

De gauche à droite : Arnaud Gaydou, Eve Hermann, Florence Viargues et Fabienne Vers.
De gauche à droite : Arnaud Gaydou, Eve Hermann, Florence Viargues et Fabienne Vers.
DDM – Juliette Rigaud

Un taux de chômage inférieur à la moyenne nationale

Voici le constat tiré côté employeurs. Côté bénéficiaire, cette fois-ci, le taux de chômage se montre relativement stable, appuie Florence Viargues. C’est qu’avec un taux de chômage de 7,4 % au troisième trimestre 2025 (+ 0,2 %), le Lot demeure en meilleure posture que la moyenne nationale (7,7 %) et régionale (9,2 %). Néanmoins, la directrice de l’organisme public note : “Chez les jeunes, les moins de 25 ans et les demandeurs d’emploi de longue durée [une personne active au chômage depuis plus d’un an], le taux est en progression. C’est un point sur lequel nous devons mener un travail d’accompagnement intensif.”

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De nouvelles entreprises, source d’attractivité

Le point sur lequel a souhaité insister Florence Viargues : la montée en puissance des industries sur le territoire, notamment avec l’arrivée récente de Tekever à Cahors. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’elle a choisi de dresser son bilan dans les locaux de Figeac Aéro. “Dans les grosses entreprises, il y a des conseillers dédiés qui connaissent bien les métiers”, soulève la sous-préfète du département, Eve Hermann. “Le vivier n’est pas là, il faut aller le chercher. Pour ça, il faut réorganiser notre façon de travailler dans une logique d’aller vers [les entreprises – NDLR] pour coller aux besoins.”

Figeac Aéro : plus de 400 postes à pourvoir d’ici 2028

Illustration avec l’entreprise Figeac Aéro. Fabienne Vers, responsable des ressources humaines, et Arnaud Gaydou, directeur des ressources humaines de la structure, appuient leur propos. “En 2025, on a embauché 168 personnes dont 101 en CDI. D’ici à mars 2028, on envisage 425 recrutements à Figeac”, insiste Arnaud Gaydou. Les difficultés rencontrées pour pourvoir les postes ? Entre autres, la ruralité du territoire. “L’intérim est un point d’entrée. On essaie d’aller là où on peut”, souffle-t-il.

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Les emplois vont de l’opérateur-régleur à des postes de financiers, de responsables qualité ou de ressources humaines. “Pour les postes d’opérateur-régleur, il y a des formations. On demande surtout des prérequis de stabilité et de savoir-être”, indique Fabienne Vers, détaillant qu’ils s’appuient également sur leurs filiales situées au Maroc ou en Tunisie pour recruter.

Face à ces conclusions et ces postes à pourvoir, tous s’accordent sur un même point : “Maintenant, il faut séduire.”

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