Donald Trump affirme ne pas vouloir “prolonger le cessez-le-feu” avec l’Iran
Dans une interview accordée à la chaîne CNBC, Donald Trump s’est dit “prêt à passer à l’action”. Il explique “s’attendre” à ce que les Etats-Unis bombardent l’Iran. Le président américain a même estimé qu’il s’agissait de “la meilleure attitude à adopter”, ajoutant que l’armée “est impatiente de se lancer”.
Donald Trump a ainsi expliqué qu’il ne souhaitait pas “prolonger le cessez-le-feu” avec l’Iran, qui expire dans moins de 48 heures. Il a déclaré à CNBC: “Je ne veux pas faire ça. Nous n’avons pas beaucoup de temps”, avant de répéter qu’il était nécessaire de “négocier”.
Donald Trump demande aux dirigeants iraniens de libérer plusieurs femmes qui seraient menacées d’exécution
Donald Trump a demandé aux dirigeants iraniens de “libérer” plusieurs femmes, selon lui menacées d’exécution, en jugeant que ce serait un “très bon début pour les négociations” qui doivent reprendre entre Washington et Téhéran. “Aux dirigeants iraniens, qui vont bientôt négocier avec mes représentants : je serais très reconnaissant de la libération de ces femmes. (…) S’il vous plaît ne leur faites pas de mal! Ce serait un très bon début pour les négociations!!!”, a écrit le président américain sur son réseau Truth Social, en commentaire d’un message qu’il reproduit. La publication en question, mise en ligne lundi sur le compte X d’un militant appelé Eyal Yakoby, contient les photographies de huit femmes non-identifiées, avec ce message: “La République islamique d’Iran se prépare à pendre huit femmes.”
L’Iran condamne des arrestations “sans fondement” aux Emirats
L’Iran a condamné mardi les arrestations annoncées la veille par les Emirats arabes unis, qui ont affirmé avoir démantelé un “groupe terroriste” lié à l’Iran planifiant des attaques dans le pays du Golfe. Ces interpellations sont “sans fondement”, a réagi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, exhortant dans un communiqué les Emirats “à respecter les droits et la dignité humaine des individus et à s’abstenir de toutes (…) représailles”.
Donald Trump estime que les Etats-Unis sont dans une “position très forte” pour négocier
“Je pense que l’on va finir avec un super accord. Je pense qu’ils n’ont pas le choix”, a déclaré le président américain, au moment où une nouvelle session de pourparlers avec les dirigeants iraniens est prévue au Pakistan. Donald Trump estime que les Etats-Unis sont dans une “position très forte” pour négocier.
Une délégation américaine emmenée par JD Vance doit se rendre au Pakistan pour reprendre des pourparlers avec l’Iran, cela alors qu’un ultimatum fixé par Donald Trump avant de reprendre éventuellement les bombardements doit expirer mercredi soir, heure de Washington.
Dans la même veine triomphante, le président américain a affirmé que le conflit était de son point de vue déjà “gagné” et a vanté ses qualités de commandant en chef, allant jusqu’à lancer: “J’aurais gagné très rapidement au Vietnam”. Pour rappel, Donald Trump, exempté pour des raisons médicales, n’a pas combattu dans la guerre au Vietnam.
Aucune délégation iranienne n’est encore partie pour des pourparlers au Pakistan avec les Etats-Unis
La télévision d’État iranienne a annoncé ce matin qu’aucune délégation du pays n’était jusque là partie pour le Pakistan pour participer à des pourparlers avec les États-Unis, à l’approche de l’expiration de la trêve. “Jusqu’ici, aucune délégation iranienne n’est partie pour Islamabad, au Pakistan, qu’il s’agisse d’une délégation principale ou secondaire”, a affirmé la télévision d’État, démentant des informations affirmant le contraire.
Etats-Unis et Iran s’adressent des menaces mutuelles à l’approche du terme du cessez-le-feu
Les Etats-Unis et l’Iran se sont adressé des menaces mutuelles hier, alors que le cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril dernier doit expirer ce soir. L’incertitude demeure toujours quant à une possible reprise des pourparlers entre les deux pays au Pakistan.Une source proche du dossier avait indiqué à l’AFP hier à la mi-journée qu’une délégation américaine devait décoller “bientôt” vers Islamabad en vue de nouvelles discussions avec l’Iran, sans date ni horaire plus précis. Comme lors des premiers pourparlers du 11 avril, elle doit être menée par le vice-président JD Vance.
“Nous n’acceptons pas de négocier sous la menace et, au cours des deux dernières semaines, nous nous sommes préparés à abattre de nouvelles cartes sur le terrain”, a affirmé sur X le président du Parlement de la République islamique, Mohammad Bagher Ghalibaf. L’Iran n’a pas “à ce stade” de “projet pour le prochain cycle de négociations et aucune décision n’a été arrêtée à ce sujet”, a fait savoir le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, mettant en doute le “sérieux” des Etats-Unis.
Si les revendications américaines ne sont pas satisfaites avant le terme du cessez-le-feu, “beaucoup de bombes exploseront”, a averti Donald Trump, cette fois à la chaîne PBS, après avoir menacé plus tôt en avril d’anéantir “une civilisation entière” en Iran. Le président américain a en outre réaffirmé qu’il comptait maintenir le blocus sur les ports iraniens.
Trump dit qu’il sera “long et difficile” d’exhumer l’uranium iranien
Après avoir déclaré qu’il serait rapporté “sous peu” aux Etats-Unis vendredi, Donald Trump a affirmé hier qu’il serait “long et difficile” d’exhumer le stock d’uranium de l’Iran, dont la localisation reste incertaine depuis les frappes américaines contre les sites nucléaires iraniens. Donald Trump avait assuré jeudi que l’Iran avait accepté de céder son uranium enrichi, l’une de ses exigences pour un accord avec Téhéran. L’Iran a, lui, nié avoir accepté ce transfert.

