April 19, 2026

À Toulouse, la piétonnisation qui agrandit le centre-ville commerçant

l’essentiel
Le centre-ville commerçant, grâce à la piétonnisation, n’a cessé de gagner du terrain depuis le réaménagement de la rue Alsace. La rue de Metz est la poursuite de cette évolution de la ville.

Particularité toulousaine, son centre-ville commerçant n’est pas plus grand qu’un mouchoir de poche. De Jeanne-d’Arc aux Carmes, quelques minutes suffisent à le traverser. Contrairement à d’autres grandes villes comme Lyon ou Bordeaux. D’où aussi cet effet de foule du samedi après-midi et des jours de vacances dans la rue Alsace-Lorraine, longue de 900 mètres.

La piétonnisation de l’axe principal de la Ville rose, qui remonte au mandat de Pierre Cohen (2008-2014) et qui avait été préparée par une semi-piétonnisation en 2007, est le grand virage urbain de ces dernières années qui a donné au centre-ville sa physionomie actuelle. L’évolution vers un centre piétonnier, patrimonial et attractif n’a cessé depuis avec les rues Pargaminières, Gambetta, des Lois, la place Saint-Pierre, la Daurade, puis les abords de Saint-Sernin, du marché Victor-Hugo… Partout, la place de la “bagnole” a reculé puisque c’était bien elle la reine du pavé.

Et les boulevards ?

Le centre-ville piéton continue à gagner du terrain. Il y a près d’un an, la rue de Metz, l’autre grand axe de la ville, contemporain de la rue Alsace, s’est métamorphosée. La coupure avec le quartier Saint-Étienne n’existe plus. Qui se rappelle les bus et les voitures qui creusaient leur sillon il y a peu ? Avec la 3e ligne de métro, la station François-Verdier va devenir, comme Jaurès, une porte d’entrée de la ville. Et la rue de Metz devrait alors faire le plein à son tour.

Mais l’extension du cœur de ville piéton ne s’arrête pas là. Les ramblas ont vocation à relier l’hypercentre et le quartier de la gare. La Grande rue Saint-Michel refaite a donné un autre éclat à un faubourg. Cet exemple sera-t-il suivi par d’autres ?

Envisagé par l’urbaniste Joan Busquets, le réaménagement des boulevards manque aujourd’hui à l’appel. Lors de la récente campagne électorale, l’équipe de François Briançon (PS) avait proposé un projet sur ce sujet. Jean-Luc Moudenc y a également réfléchi avant de différer en raison de la durée du chantier, évaluée à trois ans, et du coût très élevé, estimé entre 150 et 200 M€.

Les berges du canal du Midi, l’autre ceinture routière du centre-ville, pourraient, elles, connaître des aménagements. C’est prévu, tout au moins dans les grandes lignes, dans le cadre du Grand Parc canal et après l’arrivée de la 3e ligne de métro.

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