Peu en verve offensivement, contrairement à leurs deux dernières sorties, les Agenais ont fait bloc pour repousser les très nombreux assauts basques tout au long de la rencontre.
Rarement cette saison, on avait vu un SUA avec aussi peu de munitions offensives. Agen a passé la majorité de son temps à défendre contre une formation biarrote ayant beaucoup tenté. « Cela a été compliqué. Forcément, on préfère avoir le ballon, le tenir. Mais on a été solides en défense. On a montré que défensivement, on était présents, capables de repousser les joueurs adverses. Même s’ils ont gagné quelques contacts, on a su rester ensemble, connectés. On a fait des efforts importants sur de longues séquences défensives, et on a bien tenu », résumait Lucas Martins, parmi les héros de la rencontre.
À lire aussi :
ENTRETIEN. Pro D2 : “On a manqué d’énergie…” L’analyse de Guillaume Jan après le succès du SU Agen contre le Biarritz Olympique
Pourtant, l’entame de match laissait augurer d’une soirée assez tranquille, avec un Sporting clinique, mettant déjà la main sur le bonus offensif après plus d’une demi-heure de jeu. Mais l’essai de Giorgi Nutsubidze en fin de premier acte, et surtout l’entame de deuxième période des Basques, ont mis à mal les plans des Agenais.
À lire aussi :
Pro D2 : et Lucas Martins surgit ! Le contrat est rempli pour le SU Agen, avec une victoire bonifiée contre un vaillant Biarritz
Interdiction d’entrer
« On a manqué de précision. Le problème, ce sont les dix à quinze premières minutes après la mi-temps. On doit faire mieux après la pause, parce qu’avant la mi-temps, on était bien. On doit continuer à jouer », regrettait Ollie Cummins. Le SUA a ainsi courbé l’échine.
À son mérite, il l’a fait de la bonne manière, ne cédant jamais, parfois avec un brin de réussite, comme sur une dernière passe totalement manquée par Spring, alors que l’essai semblait tout fait (52e). « On a buté. Ils étaient bien en place. On manquait un peu d’énergie sur nos prises de balle, avec des courses à l’arrêt et pas assez tranchantes », notait le troisième ligne Thomas Hébert.
Un sentiment partagé par son coach Boris Bouhraoua. « On n’a pas toujours joué les bonnes zones. On aurait pu jouer plus dans l’axe, autour des rucks. On a trop balayé le terrain. On n’a pas non plus su provoquer le troisième rideau. On s’est entêtés, et on n’a pas assez joué sur la ligne d’avantage. » Alors, forcément, « quand tu ne marques pas, cela cogite », dixit Hébert.
Même sur les ballons portés, arme fatale des partenaires de Clément Martinez, les Biarrots n’ont pas trouvé la faille. Agen a donc fait front, se faisant priver de ballons, avant d’aller chercher un point de bonus offensif sur un ultime coup de reins de Martins, donnant un score assez sévère, mais aussi symptomatique de la différence entre deux formations aux dynamiques opposées.
À lire aussi :
Pro D2 : “On a manqué d’un peu de pétillant”, les premières réactions après la victoire du SU Agen contre Biarritz
Sans convaincre, Agen a donc assuré l’essentiel. « C’était l’objectif avant le match d’avoir les cinq points. C’est chose faite, mais c’est sûr qu’on a manqué énormément de précision. En seconde période, je ne sais pas combien de fois on entre dans leurs 22 mètres sans marquer… », note Martins, avant de conclure : « On cherchait vraiment un essai, car on était à trois essais à un. Au final, on n’arrive pas à scorer, on perd des ballons, et on manque de patience. Il va falloir qu’on travaille la précision en zone de marque pour pouvoir ensuite être plus libres et marquer davantage de points. » Un axe de progression à clairement améliorer pour le SUA. On connaît ainsi la thématique de la semaine à Armandie avant la « finale » à Oyonnax…

