Voici les cinq propositions de La Dépêche du Midi pour élire selon vous le meilleur ailier droit de ces 30 dernières années.
Émile NTAMACK
Le symbole tout d’abord. Il restera le premier capitaine à soulever la première coupe d’Europe en 1996.
Il s’était souvenu en ses termes dans les colonnes de La Dépêche : “Un moment historique. Un moment de plaisir également parce que c’était une compétition rêvée par nos anciens dirigeants et un moment d’histoire parce qu’on était les premiers à jamais.”
Tour à tour arrière, ailier, centre, ce joueur élégant était un spécialiste des traversées de terrain avec ses courses chaloupées et ses percées plein champ ; disputant plus de 350 matchs sous le maillot rouge et noir. C’était un cadre du groupe des années 1990 qui a marqué l’histoire du club avec notamment trois Coupes d’Europe remportées.
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Xavier GARBAJOSA
Il incarnait déjà à merveille à l’époque la devise selon laquelle au Stade Toulousain, il n’y a pas de numéro dans le dos. Trois-quart polyvalent, Xavier Garbajosa était capable d’évoluer à l’aile, au centre ou à l’arrière.
Qualités techniques, vitesse, lecture du jeu mais également une hargne qui lui permettait de toujours tirer le meilleur de lui-même étaient ses principales qualités.
Au niveau des titres, il fut le trait d’union entre la génération des années 1990 et celle des années 2000 : champion de France 1997, 1999, 2001 et champion d’Europe 2003 et 2005. Il participa activement à la renommée offensive du club même si sa carrière a été freinée par des blessures, notamment au genou.
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Vincent CLERC
Quand il arrive de Grenoble en 2002, la génération Michalak-Poitrenaud vient d’éclore avec un titre de champion de France. Très vite, il s’impose comme l’un des meilleurs ailiers français grâce à sa vitesse et son côté tueur dès qu’il approche de la ligne d’en-but. Il faudra toutefois qu’il attende 2 008 avant de remporter son premier Brennus mais à cet instant, il a déjà soulevé deux fois la Coupe d’Europe (2003 et 2005). Lors de ce premier trophée, c’est lui qui marque le seul essai du match sur une longue passe de Jauzion. On garde l’image d’un match winner, d’un homme qui aime gagner les duels.
Yoann HUGET
La carrière de Yoann Huget au Stade Toulousain ne fut pas toujours linéaire avec pour débuter un départ à Agen et Bayonne, et une Coupe du monde ratée pour un contrôle anti dopage raté. Mais Yoann Huget est un homme de caractère. “Je me suis servi de mes échecs pour travailler et revenir le plus vite possible” nous a-t-il confié un jour. À son retour à Toulouse, il s’est imposé et est devenu un cadre. Puissance, punch et vitesse : un cocktail qui en a fait un des meilleurs ailiers français et un élément moteur pour le renouveau du Stade Toulousain sur la scène nationale et européenne.
Juan Cruz MALLIA
Plus polyvalent que lui, vous ne trouverez pas. Ces dernières saisons, l’international argentin a joué à tous les postes avec une même réussite : demi d’ouverture, centre, ailier et arrière. La belle histoire a débuté en 2021. Arrivé en tant que joker médical, il marque l’essai vainqueur en Coupe d’Europe face à La Rochelle. À ses qualités rugbystiques, il ajoute la grinta du Puma : “Tu n’es jamais fatigué de gagner. Le fait de commencer une nouvelle saison, ça te donne l’envie déjà de gagner, même tous les matchs, tous les exercices ici à l’entraînement. C’est la culture de ce club, de gagner tout le temps. L’obsession de gagner. Et détester perdre.”

