Begoña Gómez et Pedro Sánchez, Premier ministre de l’Espagne, à Pékin, le 13 avril 2026, lors d’une visite en Chine. ANDRES MARTINEZ CASARES/AFP
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L’épouse du Premier ministre espagnol Pedro Sánchez, Begoña Gómez, a été formellement inculpée pour détournement de fonds, trafic d’influence, corruption et appropriation illicite, d’après une décision de justice rendue publique lundi 13 avril.
L’affaire est née d’une plainte déposée par un groupe anticorruption ayant des liens avec l’extrême droite. Elle concerne la création d’une chaire à l’université Complutense de Madrid, codirigée par Begoña Gómez, ainsi que l’utilisation présumée de moyens publics et de relations au profit d’intérêts privés.
Le juge Juan Carlos Peinado a considéré que son enquête avait trouvé des preuves suffisantes des délits imputés à l’épouse de Pedro Sánchez, selon la décision publiée. « La chaire a servi de moyen de progression professionnelle privée à la personne sur laquelle porte l’enquête », a-t-il écrit.
Des proches mis en cause dans d’autres affaires
L’enquête, qui a duré deux ans, concerne une des affaires de corruption qui visent la famille du dirigeant socialiste et d’anciens alliés politiques. Celles-ci mettent sous pression son gouvernement de coalition minoritaire.
Juan Carlos Peinado a ouvert l’enquête en avril 2024 pour déterminer si Begoña Gómez avait profité de son statut d’épouse du Premier ministre pour obtenir des avantages personnels. Begoña Gómez, 55 ans, qui se trouve actuellement en visite avec son époux en Chine, a toujours nié les faits qui lui étaient reprochés.
Pedro Sánchez a qualifié les allégations visant son épouse de tentative de la droite espagnole pour déstabiliser son gouvernement. L’opposition a appelé à sa démission.
Par ailleurs, le frère du Premier ministre, David Sánchez, a été mis en cause dans un dossier séparé de trafic d’influence lié à son recrutement dans une administration régionale. L’ancien bras droit de Pedro Sánchez, et ancien ministre des Transports, José Luis Abalos, a quant à lui comparu en avril dans une affaire de pots-de-vin présumés dans des contrats publics.

