Sur cette photo diffusée par l’Agence de presse de l’Assemblée consultative islamique, le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Qalibaf, en uniforme des gardiens de la révolution islamique, préside une séance à Téhéran le 1ᵉʳ février 2026. AFP / HO / ASSEMBLÉE CONSULTATIVE ISLAMIQUE (ICANA)
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Il n’était pas destiné à ce rôle. Mohammad Baqer Qalibaf, apparatchik modèle, a occupé tous les postes prestigieux du régime des mollahs sans jamais accéder à son sommet. Par trois fois, il a été candidat malheureux à la présidence de la République islamique (2005, 2013 et 2024), et a été écarté de la course en 2017 sur ordre du guide suprême. Mais la guerre a redistribué les cartes. Depuis l’assassinat d’Ali Khamenei le 28 février, la mort d’Ali Larijani dans une frappe le 17 mars et la disparition de Mojtaba Khamenei, dont nul ne sait s’il est vivant ou blessé, Qalibaf est devenu le nœud central entre les élites politiques, sécuritaires et cléricales de l’Iran. Le site d’information américain Axios le décrit comme « le plus haut responsable civil du cercle décisionnel iranien ».
« Réseau d’influence » et dimension sanguinaire
L’homme a 64 ans. Il est né en 1961 à Torguabeh, petite ville du Khorassan, près de Mashhad. Adolescent, il fréquente les mosquées où fermente la révolution. A 19 ans, il rejoint les gardiens de la révolution, quelques mois après l’invasion irakienne. I…
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